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1 septembre 2010

Nous connaissons tous les failles de notre système. Aujourd'hui, un questionnement plus insidieux s'inscrit dans les esprits. Que faire? Que proposer comme alternative-s?

LES DELAISSES - BD D'AVRON - AOUT 2009

SIGNE DE RÉVOLTE SOCIALE?

LE SAMU SOCIAL DE PARIS A RECONDUIT LE 30 MARS 2010 SON MOUVEMENT DE GRÈVE. ALORS QUE LA DIRECTION DE CET ORGANISME SEMBLE BALAYER LE FONDS DU PROBLÈME EN ÉVOQUANT DES AUGMENTATIONS DE SALAIRE À SATISFAIRE ET LE PASSAGE EN CDI DE NOMBREUX SALARIÉS, LA PLUPART TOUJOURS EN CDD; LA MAJORITÉ DU PERSONNEL AFFICHE CERTES UN RAS LE BOL SUR LEURS PROPRES CONDITIONS DE TRAVAIL MAIS SURTOUT ILS POINTENT UN DOIGT ACCUSATEUR SUR LES CONDITIONS DE VIE DES GENS QU'ILS SONT CENSÉS AIDER.

EXEMPLES QUI FONT RÉFLÉCHIR À L'APPUI :

1/ DES CENTRES D'HÉBERGEMENT POUR SDF SONT SI INSALUBRES QUE DES AVIS DE DÉMOLITION DE CES IMMEUBLES SONT EN COURS DEPUIS DES LUSTRES.

2/ LES PERMANENTIERS SE SENTENT DÉMUNIS POUR RÉPONDRE AU MAL-ÊTRE PUISSANT DE BEAUCOUP, ET POURTANT, LA PASSION D'ÊTRE UTILES ET D'AGIR POUR UN LIEN SOCIAL NON AGONISANT SEMBLAIT FAIRE TENIR LA MAJORITÉ DE CES PROFESSIONNELS.

3/ AVEC DES PRIMES DE NUIT DE 97 CENTIMES DE L'HEURE, ET DES PRIMES DE DIMANCHE DE 3,5 EUROS, LEUR RAGE AU COEUR POUVAIT-ELLE PASSER SOUS SILENCE CES FAITS OBJECTIVEMENT CONSTATÉS?

CE QUI POURRAIT EXPLIQUER CET APPEL À LA RÉVOLTE, C'EST SANS DOUTE CETTE SENSATION DE MÉPRIS POUR TOUS, SALARIÉS COMME "ASSISTÉS CAR À BOUT".

MÉPRIS D'AUTANT PLUS PALPABLE QUAND LE CRI DE CES PRÉCAIRES SI AUTHENTIQUEMENT SOLIDAIRES DE TOUS CES PRÉCAIRES SERAIT RACHETÉ À COUP DE CDI ET DE 10% D'AUGMENTATION DE SALAIRE, SALAIRE SOUVENT ÉQUIVALENT AU SMIC.

L'ARGENT ET LE POUVOIR, LA COMPLEXITÉ DE NOTRE SYSTÈME ET LA MYRIADE ALORS INGÉRABLE DE NOS INSTITUTIONS SERAIENT-ELLES LES CAUSES DE CETTE RÉVOLTE QUI SOURDE ?

NOTRE PAYS EST-IL UNE BELLE DÉMOCRATIE, JUSTE ET N'AYANT PAS À ROUGIR D'ELLE-MÊME?
NOUS CONNAISSONS TOUS LES FAILLES CERTES DE NOTRE SYSTÈME. MAIS UN QUESTIONNEMENT PLUS INSIDIEUX S'INSCRIT AUJOURD'HUI DANS LES ESPRITS. QUE FAIRE? QUE PROPOSER COMME ALTERNATIVE-S?

UNE ÉNIÈME RÉFORME QUI N'AURAIT DE RÉFORMISTE QUE LE MOT? L'ABSTENTION AIDANT, LA SPHÈRE POLITIQUE NE SEMBLE PAS ÊTRE PLÉBISCITÉE À L'UNANIMITÉ : UN FRANÇAIS-E SUR DEUX SE SENTIRAIT ENTENDU-E.

UNE LARGE MAJORITÉ DE SALARIÉS, DE FONCTIONNAIRES, DE DIRIGEANTS D'ENTREPRISES VOIRE D'ÉLUS POLITIQUES SEMBLENT, SANS SE L'AVOUER, DÉPASSÉS, PARFOIS PERDUS, ASSURÉMENT DÉSORIENTÉS.

IL FAUDRAIT OSER DIRE.

REBONDS ET RÉACTIONS EN CHAÎNE SONT ATTENDUS PAR L'OPINION.

LA CERTITUDE VÉRIFIÉE AVEC LA SURVIE ÉCOLOGIQUE QUI MAINTENANT PRÉOCCUPE QUASI TOUS LES PAYS DU "ON EST TOUS DANS LE MÊME BATEAU" ET LE DÉNI DE LA RÉALITÉ DU "OUI, TOUT VA BIEN" POURRAIENT NOUS AMENER À UNE CATASTROPHE SOCIALE SANS RETOUR. 

PAS D'ALARMISME PRIMAIRE ICI.

JUSTE UN CONSTAT : LA POPULATION SEMBLE À BOUT ET OUI, NOUS SOMMES, DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT, TOUCHÉS PAR CE PHÉNOMÈNE SOCIÉTAL QUE L'ON POURRAIT NOMMER "DÉSHUMANISATION DE NOTRE SPHÈRE SOCIALE".

IL SEMBLE URGENT DE RÉFLÉCHIR ET D'AGIR POUR NE PAS RÉAGIR TROP TARD, BIEN TROP TARD.
ET PEUT-ÊTRE AUSSI, D'AVOIR LE COURAGE DE DÉNONCER L'HYPOCRISIE D'UN MODÈLE SOCIO-ÉCONOMIQUE DOMINANT OÙ UNE POIGNÉE DE GENS INFINIMENT RICHES AUTREMENT DÉNOMMÉS LOBBIES - UNE VINGTAINE DE FAMILLES, QUI SERAIENT DIT-ON D'ORIGINE NOBLE, ÉPARPILLÉES SUR NOTRE PLANÈTE - RÉGNE.

CAR, PAR VOIE DE CONSÉQUENCE, AUJOURD'HUI ENCORE, DU MOINS TANT QUE PERDURENT ET SONT ENTRETENUES DES VALEURS QUI NE SAVENT PLUS BIEN SERVIR LE COLLECTIF, CES LOBBIES AGIRAIENT EN COULISSES RELAYÉS PAR DES "PIONS CONTAMINÉS", NOS GOUVERNANTS ET AUTRES CASTES DITES DIRIGEANTES, TOUS PLUS OU MOINS CONSCIENTS DES TENANTS ET ABOUTISSANTS DE LEURS RÔLES ET/OU AYANT ENCORE TROP PEU DE LATITUDE D'ACTION POUR LEUR FAIRE RÉEL CONTRE-POIDS.

C'EST ICI L'HYPOCRISIE DONC D'UN POUVOIR QUI SE CROIRAIT SI FORT CAR POUVANT CROIRE À TORT QUE L'OPINION NE DIRA MOT ET SUBIRA ENCORE ET ENCORE.

OR PRESQUE PARTOUT, LES MÉDIAS ET LES ESPRITS SE FONT CHAQUE JOUR PLUS CRITIQUES, DES MINORITÉS PUISSANTES ET INFLUENTES ACCOMPAGNENT AUSSI CE MOUVEMENT SOCIAL QUI NE CESSE DE S'AMPLIFIER.

PENSER, ÉCRIRE, PARLER? SURTOUT AGIR. AGISSEZ.
UN GESTE SIMPLE ? FAITES CIRCULER CES INFORMATIONS.

OUI. OSEZ.



SUR LE TERRAIN

Samu social : La révolte des précaires parmi les précaires


Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 31/03/2010 | 19H51

Au 115, plus grand monde au bout du fil. Une bonne partie des 600 salariés du Samu social de Paris a entamé une grève ce matin à 6h, la première en seize ans d'existence. Au sein de l'institution créée par Xavier Emmanuelli pour venir en aide aux sans-abris, on n'en peut plus qu'« au nom de l'urgence tout soit possible » et demande à se conformer au code du travail.
Ils ont beaucoup réfléchi avant d'en arriver là, en ont parlé avec les « hébergés », qui parfois leur ont témoigné leur soutien. Ils ont mis du temps à fédérer leur mouvement, parti des permanenciers du 115, en révolte contre le projet de la direction d'enregistrer leurs appels. Après une première grève la semaine dernière, ceux des maraudes ont rejoint le mouvement, puis ceux qui travaillent dans les centres d'hébergement d'urgence, et au final, le conflit traverse les métiers, les statuts

Les revendications sont multiples, à l'instar des situations que nous ont décrites les grévistes, rassemblés devant le siège du Samu Social, dans un ancien hospice du 12e arrondissement de Paris.Certains ont accepté d'être filmés, d'autres ont demandé que leurs prénoms soient changés car la plupart sont en contrat à durée déterminée et ont peur de ne pas être reconduits. A chacun correspond un ras-le-bol particulier :
  • Amandine, infirmière dans une structure « lits halte soins santé » gagne 1490 euros bruts par mois « mais sans prime de risque, sans treizième mois ni l'équivalent d'un comité d'entreprise ». « Le problème, c'est qu'on est un groupement d'intérêt public (GIP), et du coup on n'est rattachés à aucune convention collective, moi je suis en CDD depuis deux ans, d'autres depuis quatre ou cinq ans. »
  • Irène, animatrice dans un centre d'hébergement de nuit, « un centre insalubre, sur lequel il y a un avis de démolition depuis des années, on fait grève aussi pour améliorer les conditions d'accueil des hébergés. Certes, on fait ce métier par passion, mais il faut pas exagérer. »
  • Sophie, a fait six ans d'études et est payée 1100 euros nets pour répondre aux appels d'urgence. Elle a beau trouver qu'« il y a de très beaux moments, c'est dommage de ne pas pouvoir s'imaginer rester là à long terme, à cause des carrières et de la précarité. »
  • Carole, permanencière a « l'impression de ne pas pouvoir orienter correctement les gens qui appellent : on doit gérer les tentatives de suicide, les travailleurs pauvres qui se font expulser, les cas psychiatriques … tout ça parce qu'on est gratuits, on arrive en début de chaîne au lieu d'arriver à la fin. Victimes de notre succès, on n'a pas les solutions à long terme, on n'a pas à gérer ce que les autres structures sociales n'arrivent pas à gérer parce qu'elles sont débordées. »
  • Emma, travailleuse sociale dans une équipe mobile d'aide (les maraudes), elle touche 1450 euros nets mais travaille 15 nuits et deux week-end par mois « avec des primes de nuit de 97 centimes de l'heure, et des primes de dimanche de 3,5 euros… C'est la passion qui me fait tenir. »
Ce soir, sur les dix-sept camions qui circulent habituellement dans Paris, il n'y en aura que cinq, et les grévistes assurent que seules quatre personnes au lieu de dix-huit répondront aux appels du 115.
Mais une partie des centres resteront ouverts, la directrice générale Stefania Parigi ayant fait appel à l'équipe d'encadrement et à des bénévoles pour assurer un « service minimum ».
Un des soucis de la directrice, est de ne pas être décisionnaire sur tout et de devoir en référer à de multiples tutelles, l'Etat, la mairie de Paris, Ddass notamment et des financeurs privés.

Des CDD jusqu'à six ans d'ancienneté

Stefania Parigi demande « du temps pour analyser la demande d'augmentation de 10% net sur les salaires qui sont en dessous de 2000 nets » :
« Au départ, les demandes étaient plus généralistes, désormais elles portent essentiellement sur les rémunérations. Je vais m'y pencher. »
Et concernant la précarité :
« On applique la loi qui nous autorise à proposer des CDD jusqu'à six ans d'ancienneté, et à ne pas proposer de prime de précarité, c'est la jurisprudence. Je suis prête à proposer des CDI à ceux qui le demandent, mais très peu l'on fait depuis le début du conflit le 10 mars. »
Les grévistes ont décidé mercredi soir en assemblée générale de reconduire le mouvement pour 24 heures, les premières propositions de la direction ne les ayant pas du tout satisfaits.
La directrice analyse ce mouvement comme « une crise de croissance, liée à l'angoisse sur l'après-2011, année où doit prendre fin le statut de groupement d'intérêt public (GIP) ».
 Mis à jour le 31/03 à 22h15 après l'annonce de la reconduction du mouvement.

31 août 2010

"Nous sommes en guerre. Oui, un système financier mène une guerre à ce qu'il y a de civilisé dans nos sociétés. La sauvagerie de ce système détruit les bases mêmes d'une société civile cohérente." Jacques Julliard

ENERGIE - ODEON - AOUT 2010


Il s'agit ici d'un court extrait d'un entretien avec Jacques Julliard, réalisé par Médiapart. Aucun parti pris ici, juste le souci de poser à plat objectivement les choses.


Et l'intégralité de cette interview est du même ton que cet extrait, c'est-à-dire, brillant, limpide, avec cette prise de recul qui la rend indispensable et visionnaire.


Si vous souhaitez vraiment mieux comprendre les enjeux sociétaux d'aujourd'hui, ses rapports de force, ses forces de levier, ses pistes d'action comme ses marges de manoeuvre à dégager, cliquez tout de suite sur ce lien 
http://www.mediapart.fr/article/offert/cb7c622d03b2b51e8183d64851fd9472


Vous avez également la possibilité de visionner une vidéo en toute fin de l'entretien qui va vous étonner.


Je vous souhaite une lecture savoureuse.

27 août 2010

Et le sens dans tout ça: l'appel du 18 Juin 2010.






PERSPECTIVE LIBRE - OPERA BASTILLE - JANVIER 2010

Bonjour,

Quel nouveau sens insuffler aujourd'hui dans l'entreprise?


Et pourquoi intituler cet article "Et le sens dans tout ça: l'appel du 18 Juin 2010"?

1) Parce que l'entreprise est le lieu "par excellence" de création des valeurs collectives qui façonnent l'individu & qu'elle a donc, suite logique, un fort impact sur la société.

2) Parce que le climat social en entreprise est déplorable quasi partout.

3) Parce que la crise sociale et économique nous rend toutes & tous perplexes et qu'aucune issue ne nous est véritablement proposée.

4) Parce que le binôme DAF/DG très soudé accroît la crise en ne misant que sur le capital financier, lui-même pourtant généré par la capital humain qui est géré par des DRH "esseulés" qui s'efforcent pourtant de chercher et de trouver enfin une vraie latitude d'action.

5) Je veux émettre une proposition en vous parlant d'une idée qui n'est pas nouvelle mais qui va faire du bruit. C'est en quelque sorte l'appel du 18 juin 2010. Ce dont je veux vous parler, c'est le nouveau sens à donner dans l'entreprise d'aujourd'hui et donc de demain.




Apport de Christophe Laval

Loin de moi l'idée d'imposer une grille de lecture ou des valeurs, je veux simplement, au travers d'un extrait de l'ouvrage de Christophe LAVAL, auteur visionnaire selon moi dont j'ai déjà maintes fois parlé, contribuer à mon niveau à nourrir notre réflexion sur le sens.

Oui, je sais, je suis pugnace car j'y crois vraiment, ayant aussi depuis quasi toujours confronté discours, théories, idéaux avec observations terrains et discours décalés...ou non justement!

Cette démarche intellectuelle de confrontation d'idées entre elles tout comme aussi avec le terrain et les actes; et un état d'esprit d'ouverture au débat constructif, j'ose le dire, je crois bien en fait, me singularise tout particulièrement.

Je cite donc Christophe LAVAL : La reconnaissance au travail est un thème peu abordé en Europe. Ou plus exactement, comme me le faisait remarquer tout récemment le DRH d'un groupe du CAC 40, "c'est un sujet, quand on l'évoque, sur l'importance duquel tout le monde semble s'accorder mais sans que la moindre suite concrète lui soit donnée". Et poursuivait-il : " c'est d'autant plus dommage qu'il y aurait un nombre incalculable de bénéfices réciproques à en tirer! "

On parle depuis très longtemps d'évaluation, de satisfaction, de rétribution ou on aborde plus récemment les thèmes de l'engagement et du bien-être, mais on parle trop peu de reconnaissance non monétaire qui est pourtant un des leviers de performance les plus puissants à la disposition des managers.

Au-delà des principes d'humanisme et de morale commune, il s'agit également de performance économique générée par la mobilisation de tous dans un environnement sain propice à l'efficacité commune.

Cet auteur_détonateur s'est basé sur des observations, des retours d'expériences et sur la capitalisation de 25 années de vie professionnelle comme DRH et DG dans de grandes organisations. Il a délibérément choisi de plaider, et moi avec, vous aussi peut-être, pour le développement d'une nouvelle pratique managériale, pour l'émergence d'un nouveau sens dans l'entreprise, et ce, en confrontant ses idées et son expérience de terrain en effectuant un enquête auprès d'une cinquantaine d'entreprises représentant cumulativement plus de 1,5 millions de salariés et en menant des entretiens qualitatifs auprès des dirigeants.

Et le sens dans tout ça, donc? 

Un sens sur lequel tout le monde pourrait se mettre d'accord, indépendamment de ses intérêts car servant les intérêts de tous? Oui, de tous.

Le voici, tout simple en apparence : la reconnaissance non monétaire dans le monde du travail.

Chiffres à l'appui très nombreux dans son livre (je n'ai aucune commission sur la vente de cet ouvrage,je préfère le préciser, sourires), il est démontré que le retour sur investissement est largement positif et que croissance, transformation et performance des organisations peuvent rimer avec mieux-être dans l'intérêt de tous.

En matière de sens dans l'entreprise, il en est comme de la vie en général: l'argent ne fait pas tout.

Je sais trop bien l'argument_réflexe de certains qui argueront illico presto en brandissant le bouclier trop connu et devenu si vain que c'est utopiste.

Non.

Vous le savez, vous le sentez comme moi. Les temps changent. Les mentalités évoluent. Plus personne n'est dupe du décalage, criant et reconnu enfin aujourd'hui par tout le monde, entre les discours pétris de bonnes intentions qui ne sont que des discours_vitrines et les actes non concordant qui ne suivent vraiment pas.

Il s'agit ici de l'émergence d'un nouveau sens, d'un sens réconciliant l'être et l'avoir, d'un changement radical de la conception même du management voire des relations quotidiennes sur le terrain. Ce ne sont pas des paroles en l'air. Elles sont aussi issues de ma pratique professionnelle sur le terrain tous terrains, de votre pratique aussi peut-être, là où tout le monde ose parler, a osé me parler, vous parler aussi sans doute peut-être.

Les objections et les convictions


Vous savez aussi bien que moi que lorsqu'une idée, qui remet en cause les rapports directs, quotidiens, concrets entre l'ensemble du personnel, y compris les managers et bon nombre de PDG qui la plébiscitent, eux aussi; lorsque cette idée est confrontée avec les directives d'en haut; cette idée est escamotée et désamorcée dans son contenu en la faisant passer pour utopiste donc sans impact.

Je ne suis pas initialement pour le changement via une révolution qui pourrait induire des violences à tous niveaux si l'air du temps n'était pas humé à temps et qui n'est pas que manifestation éphémère mais bien au contraire réalité et souhaits profonds de l'opinion. Non, je suis bien davantage pour un accompagnement du changement réel via la considération de toutes celles et tous ceux qui contribuent chaque jour aux CA des entreprises.

Toutes & tous sont dans leur grande majorité "à bout". Il y a urgence. Urgence à accompagner ce changement. Urgence à ne pas attendre que la grenade se dégoupille en faisant croire que "tout va bien". A ce sujet, je vous invite vivement à lire l'interview très instructif, éclairant, pas vraiment alarmiste, disons réaliste et alertant avec force sur le climat social très altéré des entreprises, du sociologue Michel Lallement réalisé très récemment par le journal "les Echos" sur mon site http://www.photographieshumanistesanneverron.com Vous le trouverez en remontant dans l'historique des billets que j'ai postés précédemment.

Une idée nouvelle, si elle remet non pas en cause mais simplement en question, et j'insiste sur le «en question», notre système capitaliste pour le faire évoluer, est qualifiée d'idéaliste et donc à classer vite fait bien fait dans «ne pas donner suite». Erreur! Grave erreur, lourde de conséquences.

Idée escamotée du coup, d'une pirouette, qui se croit toute puissante, et étant paradoxalement et tout aussi puissamment si ancrée, voire bien plus encore, et si ardemment souhaitée aussi devenir réalité concrète par une grande majorité de la population, salariés, managers, PDG comme chômeurs.

Sachons réalistement suivre et accompagner l'évolution inéluctable du système.

La logique économique libérale pour ne pas "re-clasher", entre autres, en une énième crise financière n'a d'autre solution aujourd'hui que de respecter enfin l'humain, de reconnaître la singularité humaine de chacune et chacun au travers de cette approche innovante de management par la reconnaissance non monétaire.

Réconcilier ces deux parties pour les faire avancer de concert n'a jamais autant été d'actualité. Le pouvoir et l'argent sont des moteurs puissants, la multitude de salariés, d'êtres humains désirant se faire entendre sont devenus aujourd'hui encore plus puissants. Et ce mouvement ne fait que commencer. Il va s'amplifier et s'amplifier jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il souhaite.

Je ne suis en aucune façon une porte parole. Juste une femme de mon temps qui vit, réfléchit, lit, écoute, observe, rapporte, témoigne et qui agit aussi. Tout comme vous. Exprimer mes idées n'a rien d'incantatoire, je dirai même "tout commence souvent par là"; sourires.

Ecoutons, débattons, ne faisons plus l'autruche, soyons courageux et audacieux.

En clair,il faudrait oser.

Oser quoi?

Un premier pas.

Je crois bien en avoir fait un : réconcilions, innovons et fédérons!

Enfin! Il est plus que temps.

Anne Verron

Mots clés: Sens, Reconnaissance non monétaire, Climat social, Urgence, Révolution culturelle, Apolitique, Accompagnement du changement, DAF, DG, DRH, Pouvoirs et Pouvoir, Productivité, Lien social, Organisation, Opinion publique, Débat, Travail, Société

26 août 2010

Comment le surplus cognitif va changer le monde.


BUT - PERNETY - MAI 2010


Je ne connaissais pas Clay Shirky. Il nous explique dans cette vidéo comment le surplus cognitif va changer le monde. C'est époustouflant d'intelligence, de modestie, de bon sens et d'esprit visionnaire. Regardez cette vidéo sans tarder et sans doute, comme moi, vous aurez ensuite l'impression d'être devenu-e vraiment plus intelligent-e et de vivre une époque bouleversante, dans le bon sens du terme.
Cliquez sur ce lien:
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/clay_shirky_how_cognitive_surplus_will_change_the_world.html

25 août 2010

Coup de projecteur sur mon travail photographique sur le portail web Globe Art.

AMBIANCE FEUTREE - LA CLOSERIE DES LILAS - MAI 2010






Ma seconde casquette professionnelle, à savoir la photographe humaniste que je suis, est de nouveau "sous les feux de la rampe" sur l'indispensable portail créé il y a quelques mois dénommé Globe Art. Comment ce site a t-il vu le jour? En s'appuyant sur un constat évident : "des milliers de créateurs existent et la société ne sait que nous offrir des produits aseptisés, tout est pareil et pourtant l'unique existe." Elémentaire mon cher Watson, isn'it? Une idée visionnaire et un site d'art à succès indéniable. Cliquez ici http://www.globe-art.com pour y dénicher ce qui vous ressemble.





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Bonjour,
Oui je sais certains d’entre vous, partent en vacances maintenant et bien,vous avez bien raison et je vous ai concocté un assotiment d’idées dans toutes les catégories. Vous avez sûrement besoin d’un petit quelque chose pour vos vacances ou pour la rentrée n’attendez pas, et partez à la chasse aux trésors. Où vous serez, vous recevrez votre colis dans les 48 heures après validation de votre achat par le créateur.
N’oubliez pas les fêtes de Noël, préparez vos cadeaux pour vos proches et vos amis.
Quelles que soient vos envies, vous trouverez tout ce qu’il vous faut dans Globe Art comme d’habitude.
Notre coup de cœur est consacré à Anne Verron. Elle est photographe mais photographe humaniste.


Anne Verron pratique la photographie humaniste depuis plus de 20 ans. Après une période argentique, elle se convertit au numérique en misant sur un appareil photographique compact car toujours accessible dans son sac. Elle peut ainsi saisir des instants sur le vif, des moments clés ou anodins mais toujours signifiants. Signifiant de la condition humaine dans le bon sens. Son regard est optimiste, vrai, proche, chaleureux, solidaire et libre. Mais aussi parfois critique envers les injustices sociales. Et elle porte ce regard toujours avec bienveillance, parce qu’elle respecte et aime profondément les gens avec qui elle a noué, depuis toujours, une relation de confiance inébranlable. Sans tomber dans une crédulité naïve - elle a un vécu dense - elle souhaite transcrire à travers l’image ce que nous sommes et ce que nous avons de meilleur en nous. Un regard humaniste qui veut témoigner de son époque. 
                                                                                                                        Basma 450 €
                                                                                                                            Par Anne Verron
L’Attente 450 €
Par Anne Verron
Everybody 600 €
Par Anne Verron
Crinière au vent 570 €
Par Anne Verron