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10 nov. 2017

Deux lois existant depuis la nuit des temps peuvent tout changer




Deux lois existant depuis la nuit des temps peuvent tout changer


Deux lois révèlent la voie vers des bonheurs sur mesure pour tout un chacun


Incroyable ? Impossible ? Surprenant. Non. Réaliste, réfléchi et positif.

Précision : il ne s’agit pas du tout ici d’une tribune illuminée mais d’une réflexion intuitive, consolidée ensuite par du vécu digéré, un esprit critique fort, une conscience libre et libérée, le tout ayant été passé au tamis de nombreuses lectures philosophiques, sociologiques, psychologiques accumulées au fil du temps et une observation participante professionnelle des faits sociétaux de tout instant.

C’est bien en tant que sociologue et journaliste web que je publie cet article.

Je rentre dans le vif du sujet.

Avez-vous entendu parler de deux concepts qui renvoient à deux réalités qui peuvent beaucoup vous aider à y voir vraiment plus clair dans toutes choses, et ce, quel que soit votre rang dans la société ?

Avez-vous entendu parler de la loi naturelle et de la loi humaine ?

Et pas du tout au sens religieux.

Non.

Au sens du sens, de l’essence, de la signification, de l’origine, de l’appartenance. C’est très vaste. Et très riche.

Ce sont avant tout des mots valises qui permettent d’appréhender ce que nous sommes en dehors de toute connotation religieuse, paillarde ou sacrée.

1. La loi naturelle renvoie au mystère de la création de la Terre et donc de l’humanité, et aussi et surtout à la beauté incroyable même si parfois cruelle de la Nature.

2. La loi humaine qui découle de la loi naturelle renvoie à notre condition humaine et ses innombrables questionnements.

Cet article a pris forme suite à quelque chose d’assez anodin : en regardant tout simplement le film devenu culte et maintes fois primé « Into the Wild ».

"Il y a eu déclic en découvrant la fin du film Into The Wild et surtout j’ai compris combien au final le héros laissait un message très subtil auquel chacun-e était libre d’apporter sa propre réponse : que choisir comme voie menant vers le bonheur ?"

Celle de la liberté solitaire et enivrante de bonheur qu’offre la Nature sauvage ou celle du bonheur serein et véritable du partage dans l’altérité vraie en pleine civilisation plus ou moins normative ?


Pour beaucoup, la réponse est dans la seconde option. Car notre société dite matérialiste nous y pousse. Pour beaucoup d’autres, non, car ils savent ressentir les joies incroyables qu’offre La Nature dans son plus simple appareil.

On comprend surtout après décantation qu’il n’y a pas de choix à faire entre ces deux voies ou ces deux lois, ni de dilemme à surmonter.

La coexistence harmonieuse des deux lois s’enrichissent mutuellement et peuvent permettre à chacun-e de s’épanouir vraiment pleinement


Cette conscientisation de ces deux lois permettent aussi de comprendre combien quand on passe d’une loi à une autre, ou quand on les combine avec fluidité, combien ce qui est bénéfique pour quelqu'un ne l’est pas forcément pour quelqu'un d’autre car on est tous différents : la loi naturelle nous le prouve en effet chaque jour, et la loi humaine nous impose sans cesse plus ses codes standards qui ne débouchent pas, on le sait tous, sur ce qu’on appelle le simple bonheur à être.

Du coup, puiser à l’inspiration réfléchie des idées dans une loi puis aller dans l’autre loi en comprenant qu’il n’existe ici aucune logique binaire mais que complexité qui se veut avant tout harmonieuse, cela nous ouvre des portes insoupçonnés, et cela peut même nous soulager de terribles fardeaux.

"Par exemple, en comprenant très profondément que ce que l’on pense bon pour soi ne l’est pas pour un autre individu, cela ouvre la porte du vrai partage, de l’acceptation des différences de l’autre, du respect de ses propres différences, et cela va très loin, on comprend alors combien cela amène au non racisme absolu, ou cela fait comprendre combien l’indifférence n’est pas la bonne réponse face à l’adversité : seule l’écoute et l’acceptation de la vérité de l’autre sans pour autant y adhérer, ou la craindre, ou même chercher à la contredire, amène le vrai dialogue, la vraie richesse du partage pour accéder alors à une Vérité qui est peut-être La Vérité."

En fait, on comprend alors que personne n’a plus inconsciemment à « porter le monde » mais aussi consciemment puisque nos convictions ou pistes de réflexion ne sont jamais pas bénéfiques pour tous ou ne font jamais l’unanimité

La diversité des espèces naturelles, végétales ou animales renvoient à la diversité inouïe de ce qui compose l’humanité. Rien d’étonnant à ce que la loi naturelle nous enseigne ici.

Pour autant, pas de malentendus, la loi humaine obéissant à la condition humaine n’est pas toxique pour autant, bien au contraire : en effet, de très nombreux guides, mentors ou aidants n’ont jamais cherché à être des tyrans autoritaires en souhaitant imposer leurs convictions, la plupart ont simplement voulu contribuer à rendre le monde meilleur à leur petit ou très haut niveau.

La loi naturelle combinée à la loi humaine nous apprennent simplement à percevoir très intimement ce que sont véritablement l’humilité totale et l’altérité vraie.

C'est ainsi que mon cerveau raisonnant entrant en osmose avec mon coeur résonnant a engendré la phrase suivante, simple en apparence, mais parfois hélas ! pour beaucoup si difficile à appliquer, que je pose ici tel un cadeau pour chaque lecteur et tel un hommage à La Vie :
"Ce qui vous sauve n'est pas ce en quoi vous croyez mais dans le Bien que vous faites, au quotidien et à terme, tant à l'Autre qu'à vous-même."

13 oct. 2017

Tim Cook, PDG de Apple : "Sommes-nous au final des humains ou des cyborgs ?"


Tim Cook, PDG de Apple : "Sommes-nous au final des humains ou des cyborgs ?"


Le 21 Juin dernier, un article publié sur Le Cercle Les Echos a retenu toute mon attention. Tim Cook, PDG de Apple, mettait en garde l'humanité contre les ravages du tout numérique qui pouvait potentiellement la détacher de son essence même voire du sens que chacun-e d'entre nous se doit d'insuffler à son existence.

Est-ci un discours transhumaniste ou humaniste ? Chacun d'entre vous se fera sa propre idée après avoir lu cet article qui retranscrit selon moi des propos tout à la fois d'alerte et visionnaires. Lire aussi sur le même sujet Pour une intelligence artificielle responsable et sans danger pour l'humanité


Pour retrouver l'article ci-après à sa source, cliquez ici.

Tim Cook, le leader d’Apple, s’est adressé le 9 juin 2017 aux étudiants diplômés du MIT. Dans son discours, il rend hommage à Steve Jobs, co-fondateur d’Apple, et s’interroge sur le rôle de la technologie dans la société. Nous en publions une version courte.

"Alors que vous allez quitter l'université pour démarrer la prochaine étape de votre vie, il y aura des jours où vous vous demanderez : "où tout cela me mène-t-il ?", "quel en est le but ?", "quel est mon but ?". 

Je serai honnête, je me suis posé la même question, et il m'a fallu près de 15 ans pour y répondre. J'ai continué de me convaincre que la réponse était à l'horizon, au prochain coin de rue.

Enfin, il y a 20 ans de cela, après d'innombrables tergiversations, ma quête m'a conduit chez Apple. À cette époque, l'entreprise luttait pour sa survie. Steve Jobs venait juste de revenir aux commandes et avait lancé la campagne « Think Different ». Il voulait donner carte blanche aux fous - les marginaux, les rebelles et les fauteurs de trouble, les inadaptés du système - pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. Si nous y parvenions, Steve savait que nous pouvions vraiment changer le monde.


Retrouvez ici le discours de Tim Cook devant les étudiants du MIT en anglais






Trouver du sens

Jusque-là, je n'avais jamais rencontré un leader aussi passionné, ni connu d'entreprise ayant un objectif aussi clair et assumé : servir l'humanité. C'était aussi simple que cela. Servir l'humanité. Et c'est à ce moment précis, après 15 ans de quête, que le déclic s'est fait.

Je me suis enfin senti en phase. En phase avec une entreprise dont le travail stimulant et innovant s'accompagnait d'un objectif noble. En phase avec un leader persuadé que la technologie qui n'existait pas encore pouvait réinventer le monde de demain. En phase avec moi-même et mon besoin profond de servir une cause noble.

Steve et Apple m'ont libéré et m'ont permis de me jeter entièrement dans mon travail, d'épouser leur mission et de la faire mienne. Comment puis-je servir l'humanité ? Voici la question la plus pertinente et la plus importante de la vie. Quand on travaille pour quelque chose de plus grand que soi, on trouve du sens, on trouve un but.

Si nous voulons un jour résoudre certains des problèmes les plus difficiles que le monde ait jamais connus, du cancer au changement climatique, en passant par les inégalités en matière d'éducation, alors la technologie nous aidera à y parvenir. Mais la technologie seule ne résout rien. Et parfois, elle fait même partie du problème.

Penser comme un humain

L'an dernier, j'ai eu la chance de rencontrer le pape François. Il s'y connaît très bien en technologie. Il m'est apparu évident qu'il avait longuement réfléchi au sujet. Son opportunité. Ses risques. Sa moralité. Il a exprimé avec force une inquiétude que nous partageons : l'humanité, a-t-il affirmé, n'a jamais eu autant de pouvoir sur elle-même, pourtant rien ne garantit qu'elle saura en user avec sagesse.

Aujourd'hui, la technologie fait partie intégrante de presque tous les aspects de notre vie, et la plupart du temps, il s'agit d'une force bénéfique. Cependant, les conséquences néfastes potentielles se propagent plus rapidement qu'avant et causent un préjudice plus profond. Ce sont les menaces contre la sécurité et la vie privée, les fausses informations, et les médias sociaux qui deviennent antisociaux.

Parfois, cette technologie qui est censée nous connecter nous divise. La technologie est capable de réaliser de grandes choses, mais elle ne le veut pas pour autant. Elle ne veut rien. Ce questionnement nous concerne tous. Il s'appuie sur nos valeurs et notre engagement envers notre famille, nos voisins, notre communauté, notre amour de la beauté, notre décence, notre bonté et la conviction que toutes nos croyances sont interconnectées.

Je n'ai pas peur qu'une intelligence artificielle donne aux ordinateurs la faculté de penser comme des humains. Je crains davantage les gens qui pensent comme des ordinateurs, sans valeurs ni compassion, sans se préoccuper des conséquences. Parce que si la science est une recherche qui s'effectue à tâtons, alors les sciences humaines sont une lueur qui nous montre où nous avons été et les dangers qui nous attendent.
Insuffler de l'humain dans notre travail

Comme Steve l'a pressenti un jour, la technologie seule ne suffit pas 

C'est la technologie, alliée aux lettres et aux sciences humaines, qui nous fait vibrer. Lorsque vous placez les gens au centre de vos actions, l'impact peut être considérable. Cela se traduit par un iPhone qui permet à une personne non voyante de courir un marathon. Ou bien une Apple Watch qui décèle une anomalie cardiaque avant qu'elle ne se transforme en crise cardiaque. Ou encore un iPad qui aide un enfant autiste à se connecter avec son monde. Bref, cela veut dire une technologie imprégnée de vos valeurs qui met le progrès à portée de tous.

Mesurez votre impact sur l'humanité, non à travers les likes des réseaux sociaux, mais dans les vies que vous touchez

Quoi que vous fassiez dans la vie, et quoi que nous fassions à Apple, nous devons toujours insuffler dans notre travail l'humanité que nous portons tous en nous. Cette responsabilité-là est immense, mais l'opportunité qui l'accompagne l'est tout autant.

Mesurez votre impact sur l'humanité, non à travers les likes des réseaux sociaux, mais dans les vies que vous touchez ; non dans la popularité, mais dans les gens que vous servez. J'ai découvert que ma vie gagnait en intensité quand j'ai arrêté de me soucier de ce que les autres pensaient de moi. Concentrez-vous sur ce qui compte vraiment. Il y aura des jours où votre détermination à servir l'humanité sera testée. Soyez prêts. Certaines personnes essaieront de vous convaincre de ne pas mélanger empathie et carrière. N'acceptez pas ce faux postulat.

Lorsque vous êtes convaincu que votre cause est juste, ayez le courage de faire front 

Si vous êtes témoin d'un problème ou d'une injustice, reconnaissez que vous seul êtes en mesure de le résoudre. Utilisez votre esprit, vos mains et votre coeur pour bâtir quelque chose qui vous dépasse. Souvenez-vous toujours que cette idée vaut plus que toutes les autres.

Comme Martin Luther King l'affirmait, "toutes les vies sont en interrelation. Nous sommes tous liés les uns aux autres dans une même destinée". Si cette idée précède chacune de vos actions, si vous choisissez de vivre votre vie à cette intersection entre la technologie et les gens qu'elle sert, si vous vous efforcez de créer le meilleur, si vous donnez le meilleur, que vous agissez au mieux pour l'intérêt de tous et pas seulement de quelques-uns, alors aujourd'hui l'humanité entière peut garder espoir. »

Tim Cook est le PDG d'Apple.

9 sept. 2017

Pour innover, performer et durer, les DG doivent revoir tous leurs modèles


Pour innover, performer et durer, les DG doivent revoir tous leurs modèles

L'enquête réalisée par BeBetter&Co et l'Institut de Sondage Opinion way révèlent que "88% des dirigeants considèrent en effet que leur entreprise évolue dans un contexte de crise depuis ces trois dernières années. Mais leur perception de la crise va au-delà des notions économiques, pour toucher désormais la problématique de création de valeur (à 93%). Les dirigeants pensent en effet qu’ils doivent revoir leurs modèles traditionnels. Quatre patrons sur cinq affirment que le rôle social de l’entreprise est déterminant dans la création de valeurs. Presque tous s'accordent à dire qu’une stratégie porteuse de sens collectif et individuel est nécessaire."

A la lecture de cette enquête datée de 2010, je souhaite partager de nouveau avec vous plusieurs idées et pistes de réflexion déjà publiées sur ce média en 2013 et qui demeurent incroyablement d'actualité en 2017

I) Une idée forte que je souhaite mettre en avant est que le stress, mesurable certes mais perçu et vécu de manière très différente selon chaque salarié, fait qu'une politique RH intégrant des indicateurs objectifs semble aujourd'hui incontournable. Pour illustration, l'IBET, Indicateur du Bien-Etre Au Travail conçu par Victor Waknine, gérant & fondateur de Mozart Consulting, est un indicateur visionnaire et pionnier en passe de devenir tendance. Les politiques RH semblent ne plus en effet pouvoir faire l'impasse sur des indicateurs sur-mesure du stress d'où la nécessité d'une politique de formation de très grande ampleur auprès des managers, eux-mêmes impactés d'ailleurs par le stress. Il ne s'agit pas ici de subjectif mou sans intérêt ni latitude d'action ni impact mesurable et gradué. Cette perspective est réaliste et pragmatique.

A l'origine de cette idée s'en dresse une autre: un climat social sain génère un double bénéfice

1) d'une part au niveau éthique humaniste: les salariés rendus heureux au travail, et au regard de l'actualité RH et des nombreuses souffrances vécues par les générations précédentes sous le fameux joug caricaturé du "tais toi et bosses même si je te gueule dessus et te méprise"; font que cette perspective de qualité de vie au travail est très attendue par la grande majorité des salariés. Ceux-ci, de plus, alors devenus open mind et good groove seront beaucoup plus motivés, créatifs et productifs et contribueront de facto:

-  à une augmentation de la qualité de service rendue en interne comme en externe,
-  à des innovations,
-  à toutes autres valeurs ajoutées productives qui augmenteront donc in facto le CA des entreprises.

2) d'autre part, au niveau de l'économie réalisée sur les coûts exorbitants se chiffrant en milliards d'euros induits par un climat social malsain dont les indicateurs les plus palpables in situ sont l'absentéisme, les accidents du travail, les maladies professionnelles, une démotivation individuelle et collective voire des suicides, le bénéfice financier est aussi au rendez vous.

En d'autres termes, on assiste ici à un rapport gagnant gagnant, et pour les équipes, et pour les actionnaires. Dit autrement, coexistent bénéfice interne et bénéfice externe

- Un bénéfice interne via un climat social sain et réactif qui ricoche en interne en salariés heureux et productifs générant en externe des flux financiers.
- Un bénéfice externe via l'économie sur les coûts qui ricoche en externe en flux financiers et générant en interne un climat social sain et réactif.

L'axe de ma pensée n'est pas nouvelle cf l'effet hawthorne de l'école de palo alto issu de la sociologie du travail : soigner le climat social booste en boucle interactive le moral au beau fixe des salariés et l'augmentation du chiffres d'affaires des entreprises.

II) La seconde idée forte est qu'un des moyens de soigner le climat social passe par la reconnaissance non monétaire au travail, qui, attention, se doit d'être non vitrine ou du type de solutions pansements alors que les plaies sont purulentes. Une conciergerie d'entreprise ou un pressing de plus ne changera rien au moral très atteint des équipes de très nombreuses entreprises. Cette reconnaissance non monétaire se doit d'être accompagnée d'une reconnaissance aussi monétaire. Une formation d'ampleur à destination des managers intermédiaires, des hiérarchies, des dirigeants mais aussi des salariés semble indispensable.

On assiste à un tournant historique dans les RH ici et attendu depuis fort longtemps où l'ordre et l'autorité ne sont plus légitimes mais au contraire discrédités, critiqués et profondément rejetés par toutes et tous


A noter, un pensum: l'insécurité affective de nombreuses personnes et notamment de ceux qui veulent à tout prix contrôler, et pour cause, fait que l'introduction de valeurs plus psychologiques orientées estime de soi, estime d'autrui voire penser et panser ses blessures infantiles risque fort de devoir être réalisée aussi en parallèle afin que la sauce prenne et que ces dispositifs ne soient pas inertes mais authentiquement moteurs et donc efficaces et efficients.

III) La troisième idée forte est à souligner et à prendre en compte très sérieusement: les salariés sont non seulement échaudés mais aussi de plus en plus critiques et lucides. Leur flair devient infaillible le plus souvent, ce que de nombreux managers et dirigeants sous estiment à tort. En effet, non seulement ils ne sont plus dupes mais ils sont aussi outillés dans leur tête. Comment et pourquoi? Pèle mêle, voici quelques outils indéboulonnables: libre arbitre et esprit critique, pêche aux informations et recoupement de celles-ci, discussions informelles en tous lieux publics ou intimes, légendaire esprit rebelle issu de l'héritage du Siècle des Lumières, échanges au sein de la vie familiale étroite ou élargie mais aussi entre amis, collègues, dans divers collectifs et via les réseaux sociaux 2.0.

La solidarité nouvelle née de la crise brise les tabous de ceux et celles qu'on croyait être des moutons et qui deviennent plus libres et surtout qui aspirent à l'être de plus en plus et vraiment.

Ceci induit qu'ils savent rapidement maintenant reconnaître l'intox et la distinguer de la véritable information.

Pour synthétiser ces trois idées, une seule idée 

Une ère humaniste se dessine en coulisses attendue par toutes et tous, salariés comme citoyens qui, quasi unanimement, feront tout pour la vivre et la léguer aux générations futures.

Leur seuil de tolérance est atteint. Ils y arriveront car ils n'ont plus rien à perdre et tout à gagner.

L'entreprise fait bouger la société et réciproquement. Sachons donc accompagner et épauler ce mouvement tant RH que sociétal profond.

Pourquoi? Car toutes les parties y gagnent, quitte à ce que certaines d'entre elles, et notamment les actionnaires, lâchent du lest pour ne pas tout perdre.

Je vous laisse maintenant découvrir l'article qui a fait germer ces idées.

Bonne lecture.


ChefdEntreprise.com

LES ACTUALITÉS DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES


La crise n'est plus seulement économique, pour 93 % des dirigeants

Par Céline Tridon, 04/11/2010
La perception de la crise va désormais au-delà des notions économiques, pour toucher désormais la problématique de création de valeur.
Aux yeux des dirigeants français et au lendemain de la crise, quelles sont les valeurs qui animent l’entreprise ? C’est à cette question que tente de répondre l’enquête réalisée par BeBetter&Co, (cabinet de conseil en stratégie) et OpinionWay (institut de sondage). 88 % des dirigeants considèrent en effet que leur entreprise évolue dans un contexte de crise depuis ces trois dernières années. Mais leur perception de la crise va au-delà des notions économiques, pour toucher désormais la problématique de création de valeur (à 93%).
Les dirigeants pensent en effet qu’ils doivent revoir leurs modèles traditionnels. Quatre patrons sur cinq affirment que le rôle social de l’entreprise est déterminant dans la création de valeurs. Presque tous s'accordent à dire qu’une stratégie porteuse de sens collectif et individuel est nécessaire. Une majorité de dirigeants soutient que l’entreprise devrait créer du bien-être et veiller au développement des individus, en interne pour 40 %, et même à l’extérieur de l’entreprise, pour 27 %. Mais seulement 15 % des chefs d’entreprise déclarent disposer des moyens suffisants en interne pour y parvenir.

5 sept. 2017

La complexité du monde face aux enjeux sociétaux n'est plus tabou, bâillonnée, appât au gain ou récupérable


La complexité du monde face aux enjeux sociétaux n'est plus tabou, bâillonnée, appât au gain ou récupérable

Cette réflexion n'est ni péremptoire, ni moralisatrice, je l'espère simplement éclairante pour les lecteurs. Elle a en effet été rédigée de manière totalement improvisée, inspirée et spontanée.

La colère ou l'indignation sont des émotions utiles à condition qu'elles ne nous aveuglent pas et nous permettent d'œuvrer pour un mieux

La complexité du monde, les pressions colossales des divers et multiples lobbies d'ailleurs souvent opposés entre eux s'exerçant sur les gouvernants, la pression de l'opinion excédée, et souvent à raison, qui peut vouloir ignorer ou ne pas comprendre, et à tort, toutes ces autres pressions exercées, les multiples interactions du Tout avec toutes et tous, les scandales, la corruption, les inégalités, les injustices, la pauvreté, les récupérations populistes de toutes ces réalités réécrites de façon (très) caricaturée, et pourtant si complexes à appréhender dans leurs évolutions, et les tentatives hideuses d'accaparer la détresse légitime qui s'ensuit de l'opinion, parfois ballottée et instrumentalisée à son propre insu et de manière abjecte, tant par l'extrême-droite que par l'extrême-gauche, qui n'ont, tout le monde le sait, pas de solutions pragmatiques, éthiques, démocrates, humanistes et pacifiques inscrites et prévues dans leurs programmes; et malgré tout la volonté du gouvernant et de ses équipes de servir au mieux l'intérêt général en ayant intégré ces contraintes, pièges et obstacles survenant de toutes parts m'amènent à penser que diriger et gérer un pays est sans nul doute la tâche la plus difficile à exercer pour ne pas dire quasi impossible.

Les récupérations, manipulations, pièges tendus, tous innombrables, parfois explicites, parfois subtils, rendent l'exercice encore plus périlleux

Expliquer mais sans tout dire car la survie de notre démocratie 
à tous les niveaux serait alors en jeu est devenu un enjeu crucial.

Entendre, comprendre et soulager/désamorcer la détresse et la colère de l'opinion est tout aussi indispensable.

Ignorer les provocations et intimidations des ennemis de la démocratie est plus qu'essentiel et à désamorcer sans cesse.

Au final, pour que le gouvernant et les équipes de tout pays démocratique tiennent bon le cap, ils se doivent d'être courageux mais aussi d'être autant empathiques qu'indifférents, selon les situations; à défaut le pays sombrera, et toute la population avec, même si celle-ci n'en a pas pleinement conscience.


L'opinion : postures à éviter et postures à encourager 

Mépriser, haïr, se sentir supérieur/non concerné ou être populiste, mouton, simpliste/complotiste sont du côté de l'opinion les deux postures à éviter, même si celles-ci peuvent être téléguidées et même encouragées par divers médias, tous bords confondus, sans scrupules, car affamés avant tout par des gains éditoriaux ou d'audimat.

Garder son bon sens, exercer son esprit critique et son libre arbitre, s'indigner si besoin mais sans être aveuglé pour autant, avoir compris l'immense difficulté qu'ont tout gouvernant et ses équipes pour diriger un pays démocratique digne de ce nom, et préférer la paix à la guerre, semble devoir être la feuille de route de tous les citoyens.

Allo, la Terre, entends-tu ?

L'humanité est décidément actuellement un sacré bordel mais l'humanité peut aussi devenir demain son propre rêve en devenant patiemment l'espèce vivante qui saura se sauver d'elle-même en révélant ce qu'elle a de plus beau et de plus profond en elle : son altruisme fécond, sa générosité lucide, son intelligence humaniste éclairée, et ce, pour le bien de tous irrigué par chacune et chacun, elle sauvera par là-même toutes les autres espèces vivantes et in extenso sauvera notre planète.

21 août 2017

Un débat planétaire participatif est enfin lancé car les politiques ne peuvent y arriver seuls


Un débat planétaire participatif est enfin lancé car les politiques ne peuvent y arriver seuls



Où sont les véritables alliés du peuple ?

Notre époque et l'opinion n'ont aujourd'hui plus vraiment une bonne image des élites et des grandes fortunes de ce monde. Les scandales, la corruption, la précarité gagnant du terrain et les divers populismes surfant sur le tout, ont fait beaucoup de dégâts, et dans toutes les couches de la société et de l'économie.

Pourtant, parmi ces élites et ces grandes fortunes, on y trouve plus souvent qu'on ne croit non pas des gens indignes ou méprisants du peuple et de la marche du monde mais au contraire des personnalités, (très) médiatisées ou non, qui veulent contribuer à créer un quotidien et un futur meilleurs pour tous.

Mais c'est peu connu. Ou c'est tabou et secret. Ou ça dérange les idées reçues et les clichés clivant confortables.

Un appel inédit est lancé à l'opinion publique

Ces élites éclairées ont compris que le modèle capitalistique à ultra-court terme était à bout de souffle et causait avant tout des ravages partout dans la société comme dans l'économie.

Ils ont lancé le 6 Juillet dernier un appel authentique à l'opinion publique via la plate-forme de pétitions change.org afin qu'elle participe largement à un événement rare dont l'objectif ultime est de réfléchir tous ensemble à l'émergence d'un nouveau modèle sociétal, économique et écologique.

L'enjeu est colossal et l'issue se doit d'être absolument comprise et la plus fructueuse possible 

Ma ligne éditoriale a toujours été indépendante et j'y tiens fermement. Accompagner le changement n'est inféodé à aucun parti politique, lobby ou think-tank afin de garantir l'alignement entre les valeurs phares de ce média et sa ligne éthique.

J'espère que l'opinion publique entendra cet appel surnommé Accélérons la révolution positive ! La révolution positive n'est pas une utopie ni un caprice. La pétition s'adresse aux décideurs qui sont en premier lieu, selon la Fondation Positive Planet qui l'a lancée, la société civile et les leaders positifs.

Pour participer et partager toutes vos idées/projets/inititatives afin de construire aujourd'hui un monde meilleur demain, signez la pétition Accélérons la révolution positive !



"Lançons les Etats Généraux des générations futures" 


Jacques Attali, Président de la Fondation Positive Planet, annonce le Global Positive Forum qui se tiendra le 1er septembre 2017 sous le haut patronage du Président de la République Française. 

Voici ce qu'il observe, constate et déclare.

Constat : Le 20ème siècle a accouché de modèles socio-économiques qui ont conduit le monde dans l'impasse


Les modèles qui ont organisé dans le monde le XXe siècle ont mené nos sociétés modernes dans l'impasse. Les crises internationales se succèdent. La capacité des Etats à agir est contrainte par leurs dettes abyssales. Le marché quand il n'est pas régulé, génère des crises financières cycliques et accentue toujours plus les inégalités dans le monde. Nos modes de consommation ont pour conséquence l'accélération galopante du réchauffement climatique. Les guerres s'enchaînent et plongent des populations entières dans la détresse. Notre capacité d'accueil est mise au défi par les migrations croissantes nées de ces conflits, de la vulnérabilité des plus fragiles et du dérèglement climatique.

Conséquences actuelles de ce constat

Face à ces immenses défis, certains pays ont fait le choix du populisme et du repli sur soi. Donald Trump annonce le retrait du gouvernement des Etats-Unis des Accords de Paris, le Royaume-Uni a voté pour le Brexit. Cette mise en marge met en danger la construction européenne.

Ce sont de mauvaises solutions. Ces défis soulignent le besoin de changement radical et la nécessité de développer un nouveau modèle. Un modèle patient, responsable de l'avenir des générations futures. La tyrannie du court terme ne conduira qu'à la dictature à long terme.


Des alternatives existent déjà aujourd'hui partout dans le monde

La prise de conscience est en marche. Déjà, les initiatives positives se multiplient. Le foisonnement des idées est puissant. L'aspiration, portée notamment par la jeune génération, d'accéder à une vie qui fait sens, grandit. Né il y a 5 ans, le marché du crowdfunding dépassera 1000 milliards de dollars dans le monde en 2020. L'économie sociale et solidaire représente déjà 10% de l'économie mondiale et connaît une croissance accélérée. Depuis la naissance du mouvement pour l'économie positive, initié par la Fondation Positive Planet en 2012, il se concrétise par des actions telles que la création du Conseil pour les Générations Futures institué par la Mairie de Paris. Le bond en avant des énergies renouvelables et l'essor de l'agriculture biologique, tout comme la lutte contre la pollution plastique participent de la dynamique positive.

Déjà, bien des choses vont beaucoup mieux dans le monde: la violence s'est réduite. La très grande pauvreté recule. L'espérance de vie augmente. Le progrès technique laisse espérer un avenir formidable. Et surtout, l'altruisme commence à s'opposer efficacement à l'égoïsme.


Des acteurs s'engagent et d'innombrables autres sont attendus dont beaucoup d'entre nous car conscients des enjeux et abasourdis de vivre dans un monde sans plus aucun sens ni repères

Si nombre d'acteurs et d'actions nous démontrent que le monde de demain peut être meilleur que celui d'aujourd'hui, nous devons accélérer la révolution positive. 

Les enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessité pour les géants d'internet de sortir de la logique du libéralisme qui génère des inégalités révoltantes, nous obligent.

1. Accélérer la révolution positive, c'est agir pour l'éducation de tous les talents singuliers, partout dans le monde en garantissant les mêmes chances de réussite pour tous. Le savoir est la voie du progrès et le premier rempart à l'obscurantisme. La lutte contre l'illettrisme est une priorité absolue.


2. Accélérer la révolution positive, c'est permettre à chacun de devenir l'entrepreneur de sa vie; de donner à tous les moyens d'accéder à l'emploi et de créer les conditions d'un monde meilleur. La génération présente a les moyens d'éradiquer la pauvreté dans le monde; nous serons tenus pour responsables par les générations futures.

3. Accélérer la révolution positive, c'est valoriser notre environnement; établir une économie zéro carbone d'ici 2050 et donner aux énergies renouvelables la première place dans le mix énergétique mondial. Notre modèle doit non pas épuiser la nature mais s'en inspirer pour modéliser une économie zéro déchets.

Le modèle de demain se construit aujourd'hui, tous les acteurs de la société doivent se mobiliser

Dans le monde entier, des premiers investisseurs sortent de la dictature du court terme, s'engagent dans l'intérêt des générations suivantes. Demain, ils doivent établir la norme pour les investissements responsables.

Des entreprises, dans tous les secteurs d'activité, sur tous les continents, prennent conscience de leur rôle moteur pour faire évoluer notre modèle économique vers un capitalisme patient. Toutes les entreprises ont intérêt à développer des stratégies fondées sur l'altruisme rationnel.

Les start-up, devenues multinationales grâce à la révolution numérique, doivent agir dans l'intérêt des générations futures. Elles ont une responsabilité historique. Les ONG préfigurent les entreprises positives de demain.


La place et la voix des citoyens devient primordiale

Les citoyens sont les acteurs à part entière de cette révolution positive. Une multitude d'actions citoyennes s'érige contre les conservatismes et témoigne de la volonté des jeunes en particulier de se mobiliser pour un changement radical. The Women March, manifestation mondiale pour les droits des femmes organisée le 21 janvier, tout comme les mobilisations pour la lutte contre le réchauffement climatique, sont emblématiques de cet éveil des consciences.

Les territoires sont en première ligne pour mettre en œuvre des politiques locales concourant à cette révolution positive; à l'image des 40 maires, au sein du C40, qui se sont engagés à respecter les Accords de Paris.

Enfin, les Etats doivent donner le ton et initier des politiques volontaristes. "Il se passe aujourd'hui quelque chose en France, il y a un momentum" vient de déclarer Emmanuel Macron, le président de la République nouvellement élu. "Partout dans le pays, des femmes et des hommes veulent faire, inventer, innover, veulent gagner à l'échelle du monde, veulent que la France réussisse et être fiers de leur pays".

Depuis deux ans, les levées de fonds dans les start-up ont fait un bond de 46% en France. D'autres événements planétaires, comme la possible organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024 et l'Exposition Universelle en 2025 capteront l'attention du monde.


Un débat planétaire participatif est enfin lancé car l
es politiques ne peuvent y arriver seuls

C'est fort de ce constat que le 1er septembre est organisé, sous le haut patronage du Président de la République Française, le Global Positive Forum. Cet événement sera le point de départ d'un débat planétaire participatif, qui devra déboucher sur l'énoncé d'exemples à suivre et de réformes nouvelles à entreprendre, pour accélérer la révolution positive dans l'intérêt des générations futures. Nous sommes très heureux de nous y associer. Tous les signataires participeront à ce débat planétaire. Si vous souhaitez participer, vos propositions seront les bienvenues (inscriptions à registration@globalpositiveforum.com).

Nous, signataires, appelons à contribution la société civile, les entreprises, les citoyens à participer et imaginer ensemble des solutions pour créer les conditions d'un monde meilleur. Les politiques ne peuvent y arriver seuls. C'est notre responsabilité à tous. Il en va de notre devenir commun.

A propos du Global Positive Forum : http://globalpositiveforum.org/

Rejoignez un mouvement formidable, participez à un élan sociétal qui peut réellement changer la donne, et pour commencer, signez vous aussi la pétition Accélérons la révolution positive !

27 juil. 2017

L'intelligence artificielle est-elle éthique ?




Un mouvement très vaste et mondial s'appuyant sur des études scientifiques démontrent que l'animal a une conscience, une sensibilité et des émotions comme toute personne. Ce mouvement ne cesse de prendre une ampleur phénoménale. Je n'en reste pas moins humaniste. L'époque évolue.

L'époque évolue, je le répète

Parfois peut-être pour le pire, cf l'intelligence artificielle appelée IA, qui selon un éminent dirigeant de la Silicon Valley, Elon Musk, dépassera d'ici 13 à 23 ans toutes les intelligences humaines, ce qui signifie que nous serons à sa merci et que même ses créateurs ne pourront pas la contrôler ou inverser ses décisions si cette IA s'en prend à l'humanité, aucune paranoïa ici, de nombreux d'experts sont très inquiets partout sur le globe.


L'intelligence artificielle a-t-elle sa propre conscience ? L'aura-t-elle un jour ? D'ici 10 à 20 ans, certains en sont persuadés et tirent la sonnette d'alarme afin que les recherches stoppent pour préserver l'Humanité de l'irréversible.

D'ailleurs, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, et Elon Musk se sont livrés tout récemment à un débat très tranché sur cette question. Pour en savoir davantage, lisez Faut-il craindre l'intelligence artificielle ? Un vif débat oppose Elon Musk à Mark Zuckerberg 

Elon Musk est une personnalité très influente, sensée, saluée ou critiquée, dans le monde de la Silicon Valley, et il suscite des réactions diverses et contrastées, même si son obsession première est, je le cite :

« J’aimerais mourir en pensant que l’humanité a un bel avenir devant elle »


Afin que chacun-e puisse se faire sa propre idée sur cet homme que l'on qualifie de hors normes, découvrez son portrait complet Ambitieux, visionnaire, décrié : qui est vraiment Elon Musk ?

Et parfois l'époque évolue pour le meilleur 

Et parfois l'époque évolue pour le meilleur cf prise de conscience que tout est écosystème et que chaque être vivant a sa place, égale, liée et reliée à celles des autres, bref complètement complémentaire.

Pour exemple, les animaux témoignent à eux seuls que l'humain justement parce qu'il se croit supérieur en envoyant des SMS est peut-être de fait un humain orgueilleux et idiot car en effet comme je me le dis souvent :

"Chaque être vivant respecté dans ce qu'il est témoigne du niveau de maturité des autres êtres vivants"

C'est même ici la base de l'altérité vraie qui exterminera notamment toute idéologie dominante qu'elle soit politique, économique, ou religieuse. Comprendre cela, c'est stopper tout racisme et dictature. Mais l'humanité est très orgueilleuse, hélas. Donc l'IA nous avalera-t-elle tous à plus ou moins moyen terme ? Aujourd'hui tout va bien car tout est géré et piloté par des humains. Et j'ajoute ici avec beaucoup de force que j'adore la culture geek où je m'épanouis totalement et pleinement, notamment via ce média web éthique que vous êtes en train de lire.

Ma réflexion est ici surtout une simple anticipation et avant tout une forme de mise en garde

Si l'IA échappe aux humains, ce qu'elle fera car son intelligence dépasserait selon le témoignage de beaucoup celles de tous les êtres humains sur terre d'ici 13 à 23 ans, l'humanité se doit de poser des garde-fous. C'est tout simple mais c'est surtout indispensable.

Personnellement, je ne suis pas opposée à l'IA mais sous certaines conditions et garde-fous maîtrisés. Je pense qu'être contre est vain. C'est le sens de l'Histoire. Toutefois, la vigilance est le maître mot.

Quand robots et autres cyborgs remplaceront les humains sur des chaînes de montage, de tri, d'assemblage etc, j'y suis favorable. Sous réserve toutefois que ces mêmes hommes soient formés à des métiers de demain et que des dispositifs de transition pour le retour à l'emploi soient déployés à très grande échelle.

En revanche quand IA rime avec un transhumanisme totalement débridé, aveugle et aveuglé, je suis tout naturellement beaucoup plus réservée, voire extrêmement critique.

Je ne pense pas que l'homme puisse assouvir son désir d'immortalité. Au-delà de la capacité, je pense que cela n'est pas souhaitable. Point d'homme démiurge.

Rappelons-nous dès maintenant ce que disait Rabelais: 

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme"

Développement de l'IA et comités d'éthique indépendants internationaux doivent travailler ensemble d'urgence, sinon le pire pourrait être plus qu'envisageable pour nos enfants et voire pour nous-mêmes aussi : 10 ou 20 ans, c'est demain.

Alertons sans panique mais alertons.

27 juin 2017

QVT et Process RH : comment les choisir les yeux bien ouverts



QVT et Process RH : comment les choisir les yeux bien ouverts

Récemment, l'un de mes pairs RH s'interrogeait sur un réseau social professionnel sur la pertinence terrain d'une offre d'optimisation de qualité de vie au travail devenue depuis très célèbre et répandue. Il s'indignait, et peut-être en effet à juste titre, de certains raccourcis utilisés que voici : "Des études montrent qu'un collaborateur heureux est 2 fois moins malade, 6 fois moins absent et 30% plus productif" affirme Laurence Vanhée.

Cette éminente experte RH a en effet compris une notion clé dont j'avais été d'ailleurs une des premières à en parler en 2010 ici-même : "être reconnaissant du travail de chacun, c'est déjà une bonne première étape."

D'autres pairs RH se sont joints naturellement au débat comme je l'ai fait. Nous nous interrogions tous sur comment améliorer réalistement la motivation des salariés et lutter contre l'absentéisme. Lire à ce sujet l'excellent article paru dans Le Parisien Comment les entreprises luttent contre l'absentéisme ?

Il y a, je crois, tant à dire ou à redire, à faire et à défaire


Les postulats de départ de Laurence Vanhée sont des notions cependant précieuses et à considérer tout comme la réalité terrain d'une immense majorité de salariés qui demeure la priorité à toujours ausculter sans lunettes.

Pragmatisme et bonnes idées ne doivent pas divorcer, au contraire. Tomber dans la soupe trop rose est aussi un piège à éviter.

Nous pourrions nous demander si nous avons avancé ou à l'inverse pas du tout en 7 années sur ces réalités qui demeurent plus que jamais d'actualité. Parfois je me dis que non, et pire, que nous avons reculé vu le pourcentage colossal de salariés qui veulent quitter le salariat et devenir leur propre boss. Parfois, je me dis à l'inverse que oui puisque toutes les entreprises en font l'un de leurs chantiers RH majeurs.

Certains pourraient objecter sur le fait qu'il soit important d'adapter ces notions à l'organisation mais sans qu'il faille forcément mesurer l'avancée de la QVT sur le terrain au nombre de salariés qui veulent devenir entrepreneurs. Selon eux, ce sont plutôt les mentalités qui sont différentes. Les nouvelles générations ont une approche différente de l'entreprise alors que certaines structures peuvent avoir du mal à prendre le virage du management bienveillant comme elles ont pu avoir du retard dans celui du digital. En bref, ils concluent en disant que l'on progresse mais probablement moins vite que les mentalités.

Et je suis en partie d'accord avec eux. Cependant, même si des prises de conscience très réelles ont eu lieu dans de nombreuses entreprises, et à tous les échelons, la verticalité de l'autorité et la lourdeur des process traditionnels persistent encore hélas quasi dans toutes les entreprises.

Le phénomène sociétal "devenir son propre boss" ne touche pas que les digital native ou la génération Y mais selon un nombre important et récent d'études près de 50% des salariés actuels. Il y a saturation.

Demain, tous travailleurs indépendants ?

Ainsi, selon le génial visionnaire Guillaume Cairou, PDG de Didaxis, l’un des pionniers et leader du portage salarial qui était l’invité d’Isabelle Gounin Lévy sur LCI le 13 Juin dernier; la France est l'un des pays du monde qui comptent le moins de travailleurs indépendants. Pourtant, plus de 50 % des Français veulent tenter l'aventure. Dans son livre "Tous indépendants", Guillaume Cairou dresse le portrait d'une France entreprenante mais pleine de paradoxes. En exemple, on refuse l'ubérisation tout en voulant profiter des avantages de la nouvelle économie.

"Les indépendants sont de plus en plus précarisés. J’appelle les politique à agir pour plus de protection sociale de ces actifs, notamment en créant un guichet unique pour les indépendants", plaide le dirigeant. "50% des Français ont envie de se tester, de se lancer si on les accompagnait . Qu’attendons-nous ?" conclut ce dernier.

Guillaume Cairou voit juste et il connait sur le bout des doigts le marché du travail et le moral des salariés au plus bas dans les entreprises traditionnelles pour des raisons maintes fois évoquées dans mes articles précédents.

Selon lui, les Français ont envie de devenir leur propre patron. D’ailleurs, 26% des actifs en France se définissent comme indépendants, c’est-à-dire environ 8 millions de personnes.

Pour en savoir plus, voici deux liens très utiles : Demain, tous travailleurs indépendants ? et Indépendants, libérez votre talent !

En prenant 3 minutes de réflexion, il semble évident que les Français ne peuvent pas tous devenir indépendants car les marchés de l'offre et de la demande ne seraient plus équilibrés, cela dit, les études sont formelles, 50% des salariés veulent quitter leur entreprise et se lancer. Que faire alors ?

Les RH seuls ne peuvent inverser cette tendance

Il y a urgence du côté des dirigeants à agir et réagir rapidement pour enfin mieux considérer l'humain dans l'organisation afin éviter les effets pervers d'une démobilisation générale qui sinon aura si elle perdure des impacts très graves à tous les niveaux.

Valérie Bindel de Andrade, Ph.D, experte en communication et sémiotique dans les organisations, entre dans le débat et s'interroge : "Des études ?" Mais lesquelles ou à minima de quelle(s) discipline(s) ou science(s) ? Qu'est-ce qu'"un salarié heureux" ? La notion de bonheur est-elle univoque, acquise, universelle ? Voilà qui va réjouir des pans entiers de la philosophie. S’applique-t-elle ici à la vie ou à l’exercice de la profession du salarié ? Peut-on être heureux au travail et malheureux ailleurs et inversement ? Laurence Vanhée nous dit : deux fois moins ; six fois moins ; trois fois plus mais que quoi, par rapport à quoi ? Notre belle langue est extraordinaire. Elle rend possible autant que nécessaire une lecture critique. Ce que cette experte en sémiotique nous dit n'est pas infondé.

Critiquer est cependant toujours plus facile que "solutionner"

Alors que de nombreux salariés, managers, experts et dirigeants tantôt subissent des situations crispées, tantôt tentent de trouver des pistes pour en sortir, les donneurs de leçons ne font pas souvent avancer les choses et au mieux ils exaspèrent. On sous-estime toujours beaucoup trop l'esprit critique des gens.

Laurence Vanhée n'a sans doute pas tout réglé mais elle a eu le mérite de pointer du doigt l'importance du sentiment de bien-être chez les salariés jusqu'ici complètement méprisé.

Trois fois plus ou six fois moins ne sont pas des injonctions, c'est un raccourci très explicite qui impacte clairement tous les esprits qui décodent vite le message principal devenu depuis très (trop) à la mode : "prendre soin" des salariés et non pas que leur envoyer leurs fiches de paie en fin de mois a pour but d'optimiser leurs conditions de travail et leurs motivations qui impacteront leurs performances & implications, et au-delà celles de leurs entreprises. Beaucoup de choses ont été faites depuis dont la plupart n'était que saupoudrage de bonne conscience "pour faire bien".

Il n'empêche que cette professionnelle a fait bouger les lignes, et victor waknine, dirigeant de Mozart Consulting avec l'IBET - Indicateur de bien-être au travail - aussi, comme bcp d'autres, dont Vincent Berthelot, consultant RH éminent qui a fait ses preuves et qui propose aux RH de faire du digital le levier primordial pour transformer et optimiser les organisations. C'est d'ailleurs lui qui a eu le mérite de lancer ce débat et il continue de se questionner.

Selon lui, Laurence Vanhée a parfaitement markété son offre et rencontre un beau succès, mais il y a une différence fondamentale entre parler du Bonheur et de la QVT, entre penser le bonheur des salariés et travailler à leur offrir un environnement et des conditions de travail permettant de meilleurs performances. 
Dans l'un, on a de l'impact dans la séduction mais finalement un risque de déception énorme qui pourrait aggraver le problème, dans l'autre un dialogue plus adulte sur un rapport gagnant gagnant entre amélioration de l'environnement de travail (culture, locaux, management...) et progression de l'engagement. Mon bonheur n'est pas forcément celui de mon voisin et vice versa dit-il avec justesse.
Et il n'a pas tort. Toujours selon lui, le problème est que désormais toute critique est vue comme une attaque personnelle et non une possibilité de se remettre éventuellement en question. On est donc dans le #RHbashing, le #Bonheurbashing et la défensive, alors que les experts RH sont critiques sur des idées et non pas sur des personnes. L'excellent François GEUZE, Innovateur RH et Auditeur social, entre alors dans la danse et nous interpelle tous :

Si vous êtes un/e professionnel/le connecté/e vous n’avez pu échapper aux nouvelles pratiques de communication, simples, directes, une idée à la fois, moins de 5.000 caractères avec quelques éléments marquants et du storytelling dedans, un peu comme une mauvaise mayonnaise pour masquer le goût de vide dans un mauvais sandwich. Evitons la pensée complexe ironise-t-il, on ne sait jamais, vous pourriez peut être réfléchir, et réfléchir c’est commencer à désobéir. Le sommet de l’art étant en la matière la mode de l’infographie, une manière sympathique de nous présenter une pensée affadie, abâtardie et pour tout dire relativement inutile. Inutile sauf pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Et alors ? Alors, on se brûle nous alerte-t-il. 
Cet expert nous propose alors quelques éléments sur des chiffres avancés régulièrement et dont on ne trouve pas véritablement trace, voir notamment ici RH, ouvrons les yeux et un autre sur la propension à l'emphase, aux superlatifs et au détournement des mots et des concepts dans une visée marketing Les mots tendance révélateurs de maux


Préférer la forme au fond, le slogan à la réflexion, le simple au complexe nous fera toujours pencher vers le pire

Je ne peux qu'approuver les interventions de Valérie et François qui par leurs commentaires et liens ne font hélas que confirmer ce que Vincent dénonce, à savoir une
 forme d'asservissement de la pensée, y compris RH.

Notre société semble en effet hélas tendre parfois vers une sorte de gigantesque fast-food : tout doit aller vite, percuter rapidement les esprits, avec pour objectif affiché de tout optimiser mais en causant au passage des dégâts importants sur le degré de maturité de la réflexion chez chacun-e, réflexion qui est doublement empêchée, et par ricochet sur celle des entreprises qui tournent souvent en rond depuis bien trop longtemps, et à tous les échelons.

Certains souhaitent creuser ce canal très en vogue et en faire le modèle dominant. En caricaturant, on aboutira alors à un modèle sociétal tel que le dépeint le film Idiocraty, un pur navet SF certes, mais qui décrit bien la médiocrité du système vers lequel on risque fort de se diriger si on persiste à préférer la forme au fond, le slogan à la réflexion, le simple au complexe. 
Ce qui m'inquiète le plus est l'abandon de beaucoup face à cette mouvance de fond même si elle peut s'expliquer : les contraintes sont telles partout que nombreux sont celles et ceux qui baissent les bras, résignés. 
Pourtant leur colère est grande et éclatera avec fracas un jour. D'où la nécessité d'alerter, sans stigmatiser ou blesser, mais au contraire en questionnant les process RH en vogue sans pour autant les rejeter systématiquement.

Nous sommes toujours dans ce fameux tournant historique où le monde de l'entreprise peut basculer vers le pire ou vers le meilleur pour tous. Il paraît difficile de faire l'économie de la complexité et de la réflexion. Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe. Prendre le temps de déplier cette complexité permettra toujours de rendre plus intelligibles les situations et donc d'y apporter des issues qui espérons-le seront dans un rapport gagnant gagnant authentique pour toutes les parties prenantes, y compris les syndicats et les actionnaires.

7 mai 2017

Nous sommes tous des gens ordinaires uniques



Beaucoup d'entre vous me disent apprécier la pertinence parfois impertinente de mes articles et tout autant, souvent les mêmes d'ailleurs, adorent mes photographies humanistes qui illustrent chacune de mes publications sur ce média 2.0 éthique. Quelle est donc ma démarche artistique vous demandez-vous avec gourmandise ? Cadeau, je vous dit tout !

Un don inné acquis et non pas un talent


J’entretiens depuis longtemps ce que je crois être une sorte de don inné acquis. Celui de voir les autres. Les sentir et les ressentir. Modestement, je tente au travers de plusieurs modes d’expression, la parole et l’écoute, la photographie et l’écrit; et de multiples vecteurs de communication du web 2.0 d’accoucher de ce que je crois avoir compris.

Les gens aiment se sentir exister. Comment ? C'est là où j’aimerais beaucoup contribuer à apporter ma brique. Tout le monde le sait : ce qui fait qu’un individu se sent être, c’est lorsqu’il donne, reçoit, partage et qu’il fait dans l’idéal un aller retour régulier entre lui et l’Autre, chacun se renvoyant des services, des émotions, des choses, de l’amour, des idées. Le temps d’un retour salvateur dans sa propre solitude est tout aussi crucial. Alors, il éprouve, il s’exprime, il s’affirme, il agit. Avec l’Autre. Beaucoup d’autres. Je suis surtout intimement convaincue que chaque individu est ordinaire car appartenant au genre humain et qu'il est unique car chacun a son propre vécu toujours singulier.


Une intuition affirmée servant de fil conducteur

Tout le monde a un besoin devenu aujourd’hui immense de reconnaissance. L’envie d’être reconnu-e par ses proches ou des inconnus croisés. Trouver une chaleur. Retrouver de l’humanité en soi et autour de soi. Et si tous les moyens ne sont pas bons, les supports papier, vidéo, audio et numérique, eux, le sont. Et ils le sont vraiment quand ils sonnent vrai. Et aussi et surtout dans la vraie vie, le réel. Jamais, l’individu lambda n’a eu l’esprit aussi critique qu’aujourd’hui. L’opinion n’est au final jamais dupe des maquillages, les plus soignés ou les plus simplistes soient-ils.


A chacun-e d’exercer son esprit critique. Je tiens juste à souligner ici que ma liberté est un fait absolu. Je ne suis ni récupérée, ni récupérable politiquement. Ceci signifie que je suis devenue apolitique et que j’observe ce qui se passe avec une véritable prise de recul. J’exprime à ma façon, tout ce qui m’interpelle, me touche ou me mets en colère. Avec ce que je crois savoir faire, et alors qu’artistiquement parlant, au travers de la photographie humaniste. Comme beaucoup d’autres le font aussi par ailleurs, à leur propre sauce et dans d’autres domaines que celui de l’art social. Je m’exprime avant tout en tant que femme ordinaire unique. En fait, mon approche s’inscrit dans ce qu’on appelle le courant humaniste. Et ce mouvement n’appartient pas qu’au passé, au contraire. Nous sommes tous des gens ordinaires uniques.

Un engagement humaniste puissant et solidaire


Je suis convaincue que beaucoup parmi nous n’ont pas le choix d’être pleinement eux, notre monde étant encore aujourd'hui par trop favorable à ceux qui ont la force ou une force quelle qu’elle soit. Dit autrement, tous les autres peuvent être submergés par des contraintes de toutes sortes, et alors éprouver des difficultés pour simplement être. Et donc vivre vraiment. Mais les temps changent et les mentalités évoluent. La crise socio économique impacte tout le monde. Du jadis repli sur soi individualiste, on observe malgré tout partout en ce début du 21ème siècle un retour frémissant de la solidarité, une envie de changement, un désir de bâtir un monde meilleur, sans rejet des différences, un engagement respectueux de tout un chacun-e avec le souhait plus ou moins enfoui de s'y impliquer directement ou non, à petits ou grands pas. L'Humanisme fait son grand come back.

Conclusion

Je veux donner à tous. Donner à voir ce que nos regards habitués ne voient plus. Témoigner notamment sur mon blog Des gens ordinaires uniques de ce que je peux capter : nous sommes tous des êtres humains imparfaits, certes, mais pouvant devenir si libres, libérés et heureux. Notre potentiel est immense. Nous sommes à l'aube d'un tournant historique pour l'Humanité.

Si ce futur attendu partout peut être un tout petit peu nourri par ma vision artistique que j’ose décrire comme tendant à être bienveillante, respectueuse et humaniste, jamais naïve et toujours en phase avec le réel, alors je serai peut-être vraiment devenue un être libre conscient. J’essaie.

Etre ou devenir un coeur résonnant raisonnant pour pleinement être. Essayez. Essayons. Osons. Si mon blog Des gens ordinaires uniques peut éclairer, inspirer ou r-éveiller des gens, voire beaucoup de gens, et bien vraiment : tant mieux. Tout simplement.