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La recherche scientifique s'intéresse enfin au burnout : interview avec Léopold Denis, co-fondateur de l'incontournable start-up Moodwork




La recherche scientifique s'intéresse enfin au burnout : interview avec Léopold Denis, co-fondateur de l'incontournable start-up Moodwork

1. Léopold Denis, vous avez 25 ans, vous êtes co-fondateur de la start-up Moodwork, pouvez-vous vous présenter et préciser ce qui a motivé la création de Moodwork ?

Bonjour, je suis en effet co-fondateur de Moodwork, une solution digitale d'accompagnement des salariés dans une démarche d'amélioration de leur bien-être.

Je m'occupe de différents aspects de la vie de notre start-up à savoir la gestion de l'amélioration de la plateforme, le commercial et les partenariats.

Je dois avouer que cette plateforme n'est pas mon idée à l'origine mais plutôt celle d'un groupe de personnes intéressées par le sujet et ayant des compétences spécifiques. C'est en effet en réunissant des chercheurs en psychologie, des chefs de grandes entreprises et un groupe de jeunes passionnés de digital que nous sommes arrivés à imaginer et concevoir Moodwork.




2. En quelques mots, comment définiriez-vous la véritable spécificité de votre start-up et sa valeur ajoutée face à la concurrence ?

Moodwork est une start-up unique en son genre. Nous traitons d'une thématique abordée par beaucoup d'autres mais d'une façon singulière car l'ensemble des outils que nous proposons est validé scientifiquement.

Grâce au groupe de chercheurs internationaux qui nous accompagne - plus d'un quart de notre capital est détenu par ces chercheurs - nous bénéficions d'une grande légitimité auprès de nos clients et de nos partenaires.






3. Qui sont vos partenaires et comment travaillez-vous avec eux ?


Que ce soit dans le monde du conseil avec des cabinets dont le sérieux est reconnu par tous comme Psya, Stimulus ou encore Santé Partners ou dans le monde des start-ups avec Simundia, nous tissons des liens afin de proposer une offre toujours plus complète.

Les cabinets avec qui nous travaillons nous permettent d'être insérés dans des offres pour le bien-être en entreprise. Pour eux, il est en effet important de prendre en considération la transformation digitale en cours aujourd'hui dans les entreprises et Moodwork apporte une réponse concrète à cette problématique.

Egalement, travailler avec d'autres start-ups nous permet également d'enrichir notre offre mais aussi de conseiller nos clients lorsqu'ils ont des besoins plus spécifiques.


4. Votre dernier projet dont beaucoup parlent se nomme #Testmyburnout : qu’est-ce c'est ? Où le trouver ? S’adresse-il à tout le monde ?


Notre tout nouveau projet fait en effet beaucoup parler !

En quelques mots, c'est une campagne de sensibilisation et de collecte d'information sur le burnout professionnel.

Celle-ci s'articule autour d'un test simple et validé scientifiquement, disponible gratuitement sur le site www.testmyburnout.com .

Notre objectif est de toucher plus de 20 000 personnes avant le 1er février 2017 afin de rédiger des études sur le burnout en France, en Suisse et en Belgique. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à relayer !

5. Pour conclure, pourquoi selon vous, le burnout, dont notre média parle depuis 2010, constitue-t-il le fléau contemporain au travail et comment expliquez-vous son augmentation affolante ?

Je crois que le burnout n'est pas l'unique fléau de nos sociétés contemporaines mais en est extrêmement représentatif car ses causes sont tout à fait modernes.

Parmi celles-ci, nous pouvons rappeler la mondialisation ou encore les progrès dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.

Celles-ci entrainent naturellement une intensification du travail, une hyperconnexion, une augmentation forte des contraintes de temps et une nécessité constante d'acquérir de nouvelles connaissances pour ne pas se faire dépasser.

Merci beaucoup, Léopold Denis, pour ces compléments d'information qui seront, sans nul doute, très utiles à tous ceux concernés de près ou de loin par les dommages tant financiers que personnels causés par le burnout, risque psychosocial majeur que @Mood_Work et votre équipe de chercheurs internationaux vont peut-être réussir à freiner voire à désarmorcer. Merci encore !


Nous avons réalisé cette interview afin de faire un zoom spécial sur la start-up @Mood_work car celle-ci présente selon nous une véritable valeur ajoutée dans le monde RH pour lutter concrètement, à distance comme sur le terrain, contre le burnout, risque psychosocial devenu prioritaire au fil des ans et qui plombe sans cesse plus le climat social comme la productivité dans quasi toutes les entreprises.

Salariés, managers, restez conscient de votre état face au burnout en évaluant gratuitement votre situation et participez gratuitement à la recherche scientifique en évaluant votre risque de burnout sur https://testmyburnout.com.

Dirigeants, DRH, le burnout vous préoccupe ou rôde dans votre entreprise ? @Mood_work vous offre la possibilité d'évaluer rapidement la situation sur https://testmyburnout.com

La presse grand public parle également de plus en plus du burnout qui cause des ravages à tous les niveaux et quel que soit le poste occupé. 

Ainsi, l'hebdomadaire L'Express, ainsi que de nombreux autres médias web, print, tv et radio, traitent régulièrement de cette thématique. Vous trouverez ci-après un article très récent de l'Express qui dresse un état des lieux plus que préoccupant sur ce sujet.


Le burn out et la dépression s'ancrent durablement dans le monde professionnel

Entreprise
RH / Management
Management


Par Marie-Madeleine Sève, publié le 06/12/2017 à 07:36

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Plus d'un salarié sur deux dit subir un stress régulier dans son travail, selon l'édition 2017 du baromètre Cegos sur le climat social en entreprise. La pression au travail s'installe tellement qu'elle semble "normale" pour les salariés, révèle le dernier baromètre Cegos. Que font les DRH ? Mystère.

Le constat demeure inquiétant. Plus d'un salarié sur deux et deux encadrants sur trois évoluant dans les entreprises de plus de 100 salariés disent subir un stress régulier dans leur travail, selon l'édition 20017 du baromètre Cegos sur le climat social en entreprise*, publié le 5 décembre.
Témoignage : Marion, victime d'un burn-out: "Petit à petit, mon corps m'a lâchée"

Certes, la décrue est réelle, mais légère. À l'assertion "je subis un stress régulier dans mon travail", 54% des salariés répondent "oui" (-1 point par rapport au précédent baromètre, en 2015), comme 66% des managers (-7 points). 

"Les risques psycho-sociaux ne sont plus un sujet tabou"

Pour 60% des salariés le niveau de stress a un impact négatif sur leur santé (en chute de 23 points par rapport à 2015), un taux moindre que pour les managers (65%, moins 1 point seulement). Pourquoi une telle différence dans ces évolutions? "On observe un phénomène d'autorégulation, explique Isabelle Drouet de la Thibauderie, manager de l'Offre et de l'Expertise RH au sein du groupe Cegos. Les DRH sont plus vigilants, mènent des actions spécifiques contre le surmenage. En outre, les risques psycho-sociaux ne sont plus un sujet tabou, et la parole se libère chez les managers."


Lire aussi : Ne vous tuez plus au travail": un cri d'alarme contre le burn out

Interrogés sur les "sources de ce stress", 49% des salariés, 52% des managers et 50% des directeurs et responsables des ressources humaines (DRH-RRH) citent "une charge de travail trop importante", un critère en nette baisse depuis 2015.

Pour 37% des salariés (et 31% des DRH), ce stress est lié à "un manque ou à une mauvaise organisation du travail". Rien de bien nouveau finalement. 

Sentiment d'isolement et pression de la hiérarchie
Pour 49% des salariés (et 52% des managers), la charge de travail est trop importante, mais cet item pèse moins lourd qu'il y a deux ans. En revanche, un tiers (32%) des salariés (+12 points) et 30% des managers (+8 points) attribuent le stress à "un manque de soutien" et à un "sentiment d'isolement".

Pour 28% des salariés (+5 points) comme 30% des managers (+8 points), mais aussi 31% des DRH (+15 points, sic), ce stress est dû à "la pression exercée par la hiérarchie". Ces deux derniers critères remontent "en flèche", soulignent les auteurs de l'enquête.

Lire aussi : "Dans tous les métiers "on se dope pour tenir"

Par ailleurs, les managers, prennent de plein fouet la pression externe des clients, sous-traitants et fournisseurs (44%, soit 16 points de plus qu'en 2015), ce dont ont bien conscience 38% des DRH. Conséquence: "le burn out et la dépression s'ancrent durablement dans le paysage professionnel". 28% des salariés et 26% des managers déclarent en effet que leur travail leur a déjà causé des "problèmes psychologiques graves" au cours de leur carrière, dont ces deux pathologies. Des courbes qui se rejoignent en 2017, alors qu'en 2015, les managers semblaient moins concernés (19% seulement) que les salariés (29%). Par ailleurs, ces pathologies touchent plus fortement les ouvriers, les encadrants de moins de 40 ans et les femmes.
L'imbrication vie pro-perso, pas vraiment un problème

Autre résultat surprenant, si la frontière est toujours plus floue entre la vie professionnelle et la vie personnelle, les collaborateurs semblent fort bien s'en débrouiller. Les collaborateurs cadres sont 77% à travailler en dehors de leur temps de travail (+23 points par rapport à 2015), mais les non-cadres sont également concernés à 60%: soit une hausse de 38 points en deux ans. "Ce qui pose le problème de la déconnexion et de la charge de travail" commente Catherine Lainé, directrice de projet pour le groupe Cegos, spécialiste des enjeux RH.

Toutefois, 79% des cols blancs (+ 12 points vs 2015) et 82% des cols bleus (+7 points) déclarent parvenir à préserver un équilibre de vie satisfaisant. Et ils sont en gros plus des trois quarts à dire que leurs horaires de travail leur convient. Même si 41% des salariés tout de même, sont amenés à empiéter sur leur temps personnel pour travailler (contre 61% des managers). Investis, mais jusqu'à quand?


* Réalisé au mois de septembre auprès de 1.115 personnes (700 salariés, 250 managers et 165 directeurs ou responsables des ressources humaines) d'entreprises du secteur privé de plus de 100 salariés.

Pour en savoir plus, lire aussi :
Le burn-out, maladie professionnelle?
Dans tous les métiers "on se dope pour tenir"
Surmenage: le Japon plafonne les heures sup des salariés à 100 heures par mois
Santé: 80% des médecins n'ont pas de médecin

Et également :
Aux frontières du burn-out
Vie pro / vie perso: un équilibre est-il possible?

Lien source de l'article de l'Express : Le burn out et la dépression s'ancrent durablement dans le monde professionnel
Pour vaincre durablement le burnout, @Mood_work met, quant à lui, les bouchées triple, participez gratuitement et anonymement à l'étude #Testmyburnout !

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