Le journal "Les Echos" donne la parole au sociologue Michel Lallement qui, comme en "écho" à mon précédent billet, donne des éléments d'explication sur la souffrance au travail et qui, aussi et surtout, sans alarmisme mais réalisme, lance un véritable signe d'alerte. A lire pour réagir et agir.


MICHEL LALLEMENT SOCIOLOGUE, SPECIALISTE DU TRAVAIL AU CNAM ET AU CNRS

« Les entreprises ne savent plus cultiver le plaisir de travailler »
[ 30/11/09 ]

Comment expliquer une telle rupture du lien entre les entreprises et les salariés ? 
On aurait tort de n'y voir qu'un mouvement d'humeur ou un accident de l'histoire dû à la crise. Ses racines sont profondes : cela prend corps dans les années 1980 où le partage de la valeur bascule en faveur des profits, se poursuit dans les années 1990 avec le durcissement des conditions de travail et s'accentue ensuite avec la financiarisation de l'économie. C'est cette accumulation de dérives à leur détriment qui pousse aujourd'hui les salariés à bout. La crise a juste accéléré le phénomène, en mettant en lumière les limites de ces logiques.

A-t-on franchi avec la crise un véritable cap ?
Il faut bien noter que le rejet porte plus sur le fonctionnement global du système économique que sur les notions même d'entreprise ou de travail. La valeur travail reste forte. Le sentiment du travail bien fait, la satisfaction du client restent des aspirations fortes des salariés, mais les entreprises ne savent plus cultiver ce plaisir de travailler. Le malaise né du sentiment d'être obligés de travailler mal, trop vite, en étant gérés comme des marionnettes, victimes du dogme de la flexibilité pour la flexibilité. L'étau se resserre. Avant, un salarié pouvait se réfugier dans une position de retrait, en faisant juste proprement son travail, sans plus. Aujourd'hui, la pression et les exigences sont telles que soit on se plonge dans son travail et on peut alors encore s'y épanouir, soit on décroche totalement, avec un vrai phénomène de rejet. Il n'y a plus d'entre-deux.

Quel est l'impact des modes de management moderne ?
Les organisations matricielles, où tout le monde reporte à tout le monde, génèrent des injonctions contradictoires : prospecter plus de clients tout en réduisant ses frais, accélérer les cadences mais soigner la qualité, etc. On demande aux salariés, en bout de chaîne de grandes machines très bureaucratisées, d'en assumer toutes les contradictions dans une ambiance de « flicage » permanent. C'est très lourd à porter, en témoigne le développement des nouveaux maux du travail : le harcèlement, le stress, la dépression… On surestime actuellement un peu trop leur essor, mais il doit nous alerter. Il règne encore dans les entreprises le sentiment que c'est un simple moment à passer et on se contente d'essayer de limiter la casse, sans réflexion de fond. C'est le règne du court-termisme, qui débouche sur une courte vue.


Comment les salariés s'adaptent-ils à ces contraintes ?
La notion de « collectif rapproché » de travail redevient essentielle. Les salariés ont pris conscience de l'importance de se serrer les coudes face à la pression et à des ordres de plus en plus jugés absurdes. Ils s'arrangent et se couvrent en recréant leur propre organisation de proximité. C'est la réponse par le bas aux formes d'individualisation développées et imposées par le haut.
Les vrais problèmes, et les drames, arrivent quand des salariés se retrouvent vraiment isolés. La question de la mobilité est alors essentielle : on souffre d'autant plus qu'on n'a pas le sentiment de pouvoir sortir de cette impasse en changeant de travail. Sur ce point, la crise de l'emploi a fait des ravages. Le rôle des managers directs est aussi central. Soit ils catalysent les problèmes, soit, dans la majorité des cas, ils protègent leurs équipes en faisant tampon entre les exigences d'en haut et la réalité du terrain. C'est pour cela qu'ils restent épargnés par les critiques des salariés, qui leur savent gré et ont bien conscience de la difficulté de l'exercice.


Comment regagner la confiance des salariés ? 
Tout salarié a fondamentalement besoin de reconnaissance sociale : on veut bien travailler beaucoup, mais à condition que l'entreprise nous valorise. Le salaire, les primes, les bonus, ne sont qu'une petite part de cette reconnaissance. Les salariés manquent cruellement de petits gestes simples au quotidien, des félicitations, des encouragements… Il ne suffit pas de le dire une fois par an, au passage, lors d'évaluations annuelles très codifiées. La manière dont l'entreprise apporte de la reconnaissance est encore très manipulatrice. Par exemple, quand on désigne l'employé du mois, on met en réalité les gens en concurrence. Il faut aussi réintroduire de l'écoute. Beaucoup ont le sentiment que leur avis n'est jamais pris en compte, ni même sollicité. C'est très démobilisant.


Les grandes entreprises développent les politiques sociales les plus généreuses, or ce sont les plus vivement critiquées par les salariés. Comment expliquer ce paradoxe ? 
C'est un mécanisme classique de « frustration relative ». Les grandes entreprises sont l'incarnation des dérives précédemment citées et on y retrouve les écarts les plus criants entre des salariés qui travaillent beaucoup et des dirigeants qui leur semblent évoluer dans un univers parallèle. C'est la perception personnelle et directe de ce décalage qui y nourrit les critiques et les frustrations, même si on y est mieux payé qu'ailleurs.


Les entreprises affichent de plus en plus leur « responsabilité sociale », mais les salariés les jugent à une large majorité « irresponsables ». 
L'effet de toute la rhétorique sur leur responsabilité sociale est complètement tombé. Les salariés constatent dans leur quotidien le décalage entre les discours et les actes. Ils entendent parler de solidarité, mais voient bien se déployer des politiques d'individualisation, ils entendent les discours sur la diversité, mais ne la voient pas se déployer… Ils ne sont plus dupes et savent que c'est avant tout un discours destiné à rassurer les actionnaires et séduire les jeunes diplômés. Là aussi, la crise a mis tout cela encore plus à nu.


Pourquoi, malgré leur souffrance, les salariés développent-ils une telle méfiance vis-à-vis des syndicats censés les protéger ? 
C'est un phénomène sociologique au long cours. La nature du salariat a beaucoup évolué, avec notamment une élévation du niveau moyen d'éducation. Le rapport à l'action collective n'est plus pieux, sacralisé, comme il a pu l'être pour la génération précédente. Dans un contexte d'individualisation du travail, les salariés délèguent de moins en moins leurs intérêts. Ils exigent plus de transparence et de démocratie directe afin d'avoir les moyens de s'exprimer personnellement. Le syndicalisme n'a pas encore su s'adapter. Il s'est institutionnalisé et a créé des professionnels de l'action syndicale qui ont progressivement perdu contact avec la base.

PROPOS RECUEILLIS PAR DEREK PERROTTE, Les Echos

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Les paradigmes fondateurs de ce média

Outre la volonté de contribuer à mon humble niveau à construire un monde meilleur en tout pour tous, Accompagner le changement fait la part belle à celles et ceux qui incarnent et ont incarné l'école humaniste : courant photographique ou autre.


Je leur dois beaucoup. J'ai alors compris que ma vision de l'existence n'était pas marginale, mais bien au contraire, portée à bout de bras par des passeurs qui ont su parler au plus grand nombre; et pour cause.


Ils m'ont à leur insu fait comprendre que je pouvais me sentir appartenir à une véritable autre famille de coeur résonnant & raisonnant : de celles qui aiment profondément l'humain en le montrant toujours avec bienveillance et pragmatisme.


Ceci ne signifie pas idéalisme utopique mais conviction profondément ancrée et réaliste car forgée, comme pour beaucoup d'entre vous, de par mes expériences, lectures & rencontres de tout ordre. Je suis très lucide : mon vécu a été dense et j'en ai retiré sagesse innovante et audace pragmatique.


J'ai bel et bien deux casquettes professionnelles :


1/ L'une artistique : je souhaite transcrire à travers la photographie humaniste ce que nous sommes. Un regard humaniste qui veut témoigner de mon époque. Ma sensibilité s'inscrit dans la vie qui vibre.
Pour moi, photographier, c'est mettre dans la même ligne de mire l'oeil, la tête, le coeur et mon instinct.


2/ L'autre, clairement orientée réflexion/action éthiques sur la Société et les RH : je souhaite faire partager mes réflexions sur la conduite du changement dans les organisations et la société, au sens large, étoffées par celles de nombreux autres, experts et passants/passeurs de tous genres, avec quiconque est intéressé : des citoyens lambda aux citoyens engagés, des salariés aux managers, des experts aux décideurs et dirigeants, des syndicats aux actionnaires, des lobbies aux gouvernements.


Pourquoi cette seconde casquette professionnelle ?


Car après 20 années d'expériences professionnelles en RH, Marketing et Social, solidement initiées par une formation initiale en sociologie des organisations et psychologie sociale à l'université, puis par un 3ème cycle - Master 2 - en Développement social d'entreprise et Gestion de l'emploi à Sciences Po Paris, puis sur un cycle de formation continue pointue de 2 ans en action sociale à l'lRTS Parmentier mixant une réflexion sur comment lutter contre les process d'exclusion sociale et des actions sur le terrain; je suis profondément motivée et enthousiaste pour faire évoluer à mon niveau notre système dans le bon sens pour tous.


Et pas toute seule. Avec d'autres. Et beaucoup d'autres qui existent déjà, tels que par exemple la fondation positive planet lancée par Jacques Attali ou le mouvement Colibris lancé par Pierre Rabhi.


Et aussi avec vous tous !


C'est ambitieux et c'est possible :-)


Je suis en effet profondément convaincue des bienfaits de la prise de recul par rapport à tout jugement de valeur portant tant sur des personnes que sur des théories, faits ou situations afin d'en avoir la vue la plus juste, impartiale et honnête et donc la plus fructueuse car la plus complète.


Et tout autant persuadée des apports bénéfiques de tout débat réel débouchant sur un partage authentique d'idées et d'expériences fédératrices porteuses de projets prometteurs mis alors en commun pour vraiment avancer.


Pour se faire, il me semble essentiel de donner la priorité à une nécessaire synthèse non globalisante certes, mais avec cependant une vision s'appuyant sur une perspective devenue incontournable aujourd'hui, caractérisée par une approche réaliste, multidisciplinaire, respectueuse à la fois des singularités et des spécificités différenciées de tous les membres, et donc aussi par conséquent, des multiples champs et problématiques traversant toute organisation.

Ces convictions me portent pour être force de propositions innovantes conciliant l'individuel et le collectif, l'articulation entre les deux, bien distincts par ailleurs, pouvant, et même, se devant de trouver des intérêts et des objectifs convergents.


Cette perspective est le seul devenir de toute organisation afin qu'elle ne reste pas sur le bord de la route.


Les nécessités économiques et sociales, et aussi politiques, n'excluent en rien l'humain qui y a toute sa place.


Je ne me prétends être ni une porte parole visionnaire, ni une personne récupérée et récupérable politiquement. Ma liberté est un fait absolu.


Je suis une professionnelle aguerrie de type slasheuse et une femme de mon temps qui réfléchit, lit, agit, observe, écoute, parle, échange, partage, témoigne et vit.


J'ai inventé une phrase credo qui résume cette démarche :


"Valoriser l'humain par l'action, le verbe, l'attitude et la pensée tout en tenant compte de la réalité sociétale, écologique, économique et multiculturelle : soyons novateurs !"


Vous aussi ;)

Qui je suis en tant que force de proposition RH

J'ai actuellement un projet axé sur la diffusion et l'émergence d'une nouvelle pratique managériale qui permet de rendre toute entreprise plus performante économiquement tout en contribuant au mieux-être de ses salariés.


Sur quoi se fonde t-elle ?

Sur une idée simple en apparence mais pas simpliste : la reconnaissance non monétaire dans le travail qui est le chaînon manquant, notamment actuellement en Europe, encore plus en France.

Tout le monde s'accorde en effet à dire et notamment les DG et les DRH que «l'entreprise ne vaut que par la valeur des salariés qui la composent.»

J'ose une autre idée : encore faut-il reconnaître cette valeur sous peine de la détruire jour après jour.

Tout le monde, les décideurs comme l'ensemble de la population, avons plus que conscience aujourd'hui des conséquences catastrophiques aussi bien économiques que sociales et donc sociétales si cette valeur n'était pas enfin reconnue.

78% des Français, et 87% tous pays confondus, préfèrent travailler dans une entreprise "éthique et socialement responsable", autrement dit en traduisant, pour une entreprise où l'humain a enfin toute sa place et n'est plus bafoué. 36% des Français se disent même prêts à gagner moins pour vivre mieux dans une entreprise qui aurait intégré cette dimension éthique, gage d'épanouissement personnel et donc professionnel.

Je suis force de proposition active pour accompagner le changement dans l'entreprise voire l'organisation au sens large. Je suis également une photographe humaniste dans la lignée de Willy Ronis et Henri Cartier-Bresson, mes principaux guides que je tente modestement de suivre.

Ces deux piliers, les RH au sens large comme forces de levier et de transformation et la photographie humaniste sont convergentes dans mes compétences dont je souhaite vous faire bénéficier.

Quel lien entre ma pratique passionnée de la photographie humaniste et mes réelles compétences RH issues de mes expériences et de mes réflexions profondément agissantes et réagissantes?

C'est simple. Mon regard posé sur la société en tentant de capter l'universalité de la condition humaine témoigne de ma vision théorique sur l'accompagnement du changement des organisations et donc des hommes. Ce "petit plus" artistique crédibilise en un sens mes convictions et les fait s'exprimer d'une manière, ici, purement créative.

L'art et l'entreprise semblent éloignés: je bâtis un pont entre la créativité nécessaire et le pragmatisme réflexif.

Cette double approche résume au final ma valeur ajoutée en tant qu'experte en accompagnement du changement dans l'organisation : valoriser l'humain par les faits et par nos pratiques tout en tenant bien compte de la réalité socio-économique: soyons novateurs.

J'ai beaucoup écrit sur LinkedIn et Facebook où je continue de constater qu'une grande majorité d'experts se penchent sur les limites de notre système managérial voire sociétal et ils contribuent indéniablement et avec beaucoup de talent à l'émergence de pratiques réellement innovantes.

Je vous invite à lire mes diverses contributions postées sur ces deux principaux réseaux sociaux pré-cités et à consulter régulièrement ce média ici même que j'enrichis chaque mois en mêlant mes réflexions, des articles de fonds d'experts reconnus sur la conduite du changement dans l'organisation et ses thèmes transverses ainsi que sur mon travail photographique artistique.

Osez donc y faire une ballade quand l'envie vous prend pour vous nourrir d'un autre angle de vue, complémentaire, percutant et dépassant les nombreuses tendances en vogue via une plume que vous trouverez j'espère synthétique et un brin audacieuse.

Nous sommes très en retard. Les temps changent et les mentalités évoluent.

La nouvelle génération, et les autres avec, sont de plus en plus attachées à la justice, à l'équité, au «fun» et à la reconnaissance pour le travail accompli qui ne se traduit pas seulement par des aspects matériels qui en ces temps de crise méritent cependant une revalorisation essentielle des salaires et revenus pour tous.

Génération Y ou génération R comme Reconnaissance, c'est aujourd'hui, c'est demain.

C'est mon projet dont je veux vous convaincre qu'il devienne aussi, et le plus rapidement possible, le vôtre.

Parlons en ensemble.

Qui je suis en tant qu'artiste photographe humaniste

Je pratique la photographie humaniste depuis plus de 20 ans. Après une période argentique, je me suis convertie au numérique en misant sur un appareil photographique compact car toujours accessible dans mon sac. Je peux ainsi saisir des instants sur le vif, des moments clés ou anodins mais toujours signifiants.


Signifiant de la condition humaine «dans le bon sens». Mon regard est optimiste, vrai, proche, chaleureux, solidaire et libre. Mais aussi parfois critique envers les injustices sociales. Et je porte ce regard toujours avec bienveillance, parce que je respecte et j'aime profondément les gens avec qui j'ai noué, depuis toujours, une relation de confiance inébranlable.

Sans tomber dans une crédulité naïve - j'ai eu un vécu dense - je souhaite transcrire à travers l'image ce que nous sommes et ce que nous avons de meilleur en nous. Un regard humaniste qui veut témoigner de mon époque. Ma sensibilité s'inscrit dans la vie qui vibre. Mes sources d'inspiration sont multiples : une perspective à la Cartier Bresson, une sensibilité douce à la Doisneau et à la Willy Ronis, une émotion immortalisée à la Brassaï.

Je vous invite à prendre le temps de regarder et je souhaite que mes photographies ouvrent les yeux au plus grand nombre. Comme le font tant d'autres artistes, amateurs ou professionnels, mon travail se veut contribution, qui fasse sens à la vie, à l'espoir et à l'humanité. Modestement mais authentiquement.

Vous pouvez vous reporter aux conditions de vente décrites sur mon profil d'artiste pour connaitre, entre autres, le prix de mes photographies et mes modalités de vente. Les tarifs sont ajustés selon les moyens financiers des acheteurs, et mon travail est enrichi régulièrement de nouvelles oeuvres.


Vous pouvez les voir en cliquant:


1. soit sur la plateforme web indépendante internationale d'art ArtQuid où je publie au jour le jour mes nouvelles créations depuis 2006. Vous avez ainsi accès à l'intégralité de mon travail photographique numérique.

2. soit sur mon blog intitulé Des gens ordinaires uniques pour découvrir mes chroniques qui se composent de photographies choisies accompagnées de textes d'auteure à sens. J'ai créé et acheté ce nom de domaine, en avril 2010, nom qui a été choisi à dessein car résumant ma vision de l'individu et de la société.

3. soit en regardant mes vidéos postées sur ma chaîne YouTube

4. La photographie humaniste est une passion et un plaisir car je l'exerce en totale liberté. Plus qu'un hobby, c'est un moyen d'expression globale. Vous pouvez en apprendre davantage sur le portail incontournable de l'actualité photographique où je suis référencée, cliquez ici pour en savoir davantage : actuphoto.com.


En vivre concrètement et pleinement est l'un de mes objectifs.

N'hésitez pas à me contacter pour toute participation, élaboration, contribution à des projets artistiques, culturels ou autres.

Parlons en ensemble.
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Anne VERRON

Sociologue, Journaliste web, Community manager, Experte RH, Photographe humaniste moderne, Agent de changement éthique, Investigatrice sociétale, Influenceuse

Fondatrice et rédactrice en chef du média 2.0 éthique Accompagner le changement référencé en 1ère position depuis 2010 sauf sur Google depuis fin 2017 (cybercriminalité)

Dirigeante de l'agence digitale de communication éthique Booster de Marque Employeur 2.0

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