Recherche originale à 360° via n'importe quel mot contenu dans tout article rédigé sur ce média

31 août 2009

" Des non croyants sont plus proches de Dieu que de nombreux croyants". Père Charles, 83 ans. Cliquez ici.

TGV retour Mon île/Paris. Mon wagon étant trop éloigné pour me rendre à mon siège assigné, je me suis assise, par hasard, en face d'un couple septuagnéaire lui, new yorkais et elle, grecque. Un couple rayonnant, établi depuis peu en Grèce. La femme avait une longue natte brune, épaisse dans le dos. Son visage, ridé et lisse de bonté vécue, m'a donnée envie de lui ressembler le moment venu. Puis autre escale. A côté d'un homme quinquagénaire aux cheveux très blancs qui lisait un ouvrage sur Sainte-Anne d'Auray. Passionné d'histoire et moi, curieuse comme une gamine affamée, les questions réponses fusent. Trop d'ailleurs. J'ai mal entre mes deux yeux. Je me lève et vais trouver refuge en face d'un couple, un autre. Etonnant celui-ci. Elle, très fine, 55 ans, des yeux bleus très brillants de l'intérieur. Lui, sans âge mais vieux, je le sens. Ils regardent vraiment, avec une attention réelle une revue. Je crois lire son titre : la Vie, revue chrétienne. Je suis alors frappée par l'aspect très juvénile et très profond aussi de l'homme. "Un petit garçon" qui a vieilli mais qui a compris et vécu, me dis-je. Un jeune adolescent noir ébène a les oreilles bouchées à côté, il mouline l'air pour trouver une solution. Je lui suggère de pincer son nez et de souffler. Ca marche. Le vieil homme et moi nous sourions. J'ose alors le premier pas : "vous êtes prêtre, n'est-ce pas"? Un sourire amusé, pas vraiment étonné dans le regard, il confirme. Une discussion très légère car en fait très fluide mais sinon grave s'ensuit. On arrive à Montparnasse. Je lui tends ma carte de visite. Il prend son billet de train et écrit au dos son numéro de téléphone. Son lieu de culte est à Montparnasse. Je me sens alors profondément aérienne et terrienne, en fait consciente. Il se soulève alors de son siège et incroyable! il tient à m'embrasser. Père Charles, le présent humain qui illumine, merci pour votre phrase.

Aucun commentaire: