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29 juil. 2016

Ni dieux ni maître


Parfois, des artistes interpellent l'air de rien sur des essentiels qui nous concernent tous.

Je connais cette chanson depuis longtemps, et à chaque écoute, la même émotion surgit. Un mélange de mélancolie, de tendresse coupable et d'une envie folle de vivre et de vibrer toujours plus fort. Cet artiste ici, c'est Thomas Dutronc, avec sa chanson toujours si actuelle "Les frites bordel". 

Le titre sonne bizarre mais le texte est sublime de justesse poétique et de réalisme jubilatoire. Pour cet été 2016, je vous invite donc à vous laisser glisser dans son univers en écoutant cette pépite musicale qu'il a souvent modifiée sur scène car étant sans doute toujours inspiré par le temps qui passe toujours trop vite.

Je vous invite donc à cliquer ici Les frites bordel - Thomas Dutronc pour l'écouter et à lire dans le même temps les lyrics ci-après. 

Vous allez frémir, blémir, vous maudire puis vous réjouir avec l'envie pressante de dire stop aux diktats imposés car comprenant que, même accompagnés, nous sommes tous seuls, mais cependant toujours debout et prêts à tout pour vivre plus même si moins longtemps : "Ni dieux ni maître mais des frites bordel !"



"Chère mamie cette petite carte de Vendée où nous sommes pour quelques jours

Tout contribue à ce que nous passions d'agréables vacances"



Oui, vous vous rappelez ces cartes postales
Quand on était petit, fallait toujours se forcer à les écrire
Il y avait (je t'embrasse bien fort)
Voilà fallait écrire à notre tante, notre grande-tante, notre grand oncle
Et puis bah, ça nous barbait alors
Nos parents, ils écrivaient la carte et on signait en bas
Et puis maintenant le temps a passé
Quand on ouvre notre boîte aux lettres
C'est nous qui aimerions bien recevoir plus de cartes postales
Je me rappelle mon grand-père à la fin de sa vie, il avait 86 ans
Sa femme était morte.
Il rentrait tout seul il avait du mal à pousser la porte qui était assez lourde
Et puis il ouvrait sa boîte et dedans y avait des
Des conneries de serrurerie sur des prospectus des machins et puis
Je me suis dit putain je lui écrivais pas assez de cartes
J'aurais voulu lui écrire pleins de cartes
Et voilà et le temps passe et bordel


Le temps passe toujours trop vite, hélas
Nos amis souvent, les plus chers les meilleurs
Sont partis
Sont loins
Sont malades, sont morts
Parfois dans la nuit on ne sait plus très bien qui on est
On ne sait plus où l'on va
Parfois l'angoisse nous prend le cœur
Parfois la personne qui dort à côté de nous est un étranger
Alors moi je sors
Et je me commande un steak frites
Un bon gros steak avec des frites bordel !
Y'en a marre de ce poisson grillé !
De ces haricots verts
A mort le haricot !
Vive la choucroute !
Un beau gros morceau de viande
Et des pommes de terre bien grasses
La révolution du saucisson est en marche !
Venez avec moi !
Vous rouler dans la paëlla !
Vous vautrer dans le couscous !
Mes amis
Aux ordures et à la poubelles ces omégas 3 !
On veut des graisses saturées !
Incluez ce régime !
Prenez des tubercules
Des pommes de terres, vous savez ces tubercules
Coupez les en fines lamelles
Plongez les dans l'huile bouillante, salez les


Et vous aurez des frites
Ni dieux
Ni maître
Mais des frites
Bordel !

Written by Frédéric Jaillard, Jérome Ciosi, Thomas Dutronc, Xavier Bussy 
• Copyright © Songs Music Publishing

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